‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 387 sur 415 · Hettner, Wesldjulsche Zeitschrifl, XII, 1893, p. 18 et s · texte numérisé non relu

Hettner, Wesldjulsche Zeitschrifl, XII, 1893, p. 18 et s

6. Hettner, Antike Denkiwiler publiés par le K. D. Arch. Inst., 1, 1891, p. 35-8, pi. 47-9 : c'est la mosaïque de Monnas à Trêves, XIII, 3710. Voyez, du même genre, à Cologne, la mosaïque des sept sages ou écrivains de la Grèce (Kliiikenberg, p. 237-8).

7. Du moins jusqu'à plus ample informé. — Je ne crois pas qu'on puisse alléguer à cet égard le plafond multicolore aux coquilles, de la villa de Garnac, et autres décorations similaires (p. 227, n. 8).

dans ses expressions les plus variées, à celui qui sévissait alors sur le reste de l'Empire.

La seule nouveauté qu'olîrît dans les Gaules le luxe d'un grand seigneur, venait de leurs forêts giboyeuses ^ Ce genre de richesses, ces chasses miraculeuses et à variétés infinies de plume et de poil, mettaient la marque du terroir à la gloriole de l'aristocratie. Les chasseurs du pays n'étaient ni plus passionnés ni plus bavards que ceux d'Italie ou de Grèce, mais ils avaient plus de gibier, et du gibier plus beau, plus gros ou plus rare, et ils savaient le chasser avec les meilleurs chiens du monde ^ Eux seuls pouvaient montrer par exemple des panoplies faites de cornes d'élans, inestimable trophée qu'un Celte regardait comme le plus bel ornement de son palais et qu'il faisait ensuite déposer sur son bûcher ^

Cette variété de venaison assurait peut-être au riche de Gaule, sur ses rivaux d'outre-mont, une table mieux garnie. Pourtant, ce n'est point certain. Car jamais grand de Rome n'a reculé devant une dépense de table ou de cuisine. Les plus ambitieux des Celtes ont pu désirer atteindre Lucullus ou Trimalchion : aucun n'a su les dépasser.

C'est toujours à Trimalchion qu'on doit penser si l'on veut se représenter ces Gaulois de Trêves, de Bordeaux ou de Toulouse. Le héros de Pétrone fut, pendant trois siècles, le type où tous les parvenus de l'Empire purent se reconnaître. En dessinant cette figure, colorée, agitée, bruyante, puérile et vaniteuse, ce n'est pas seulement le Campanien que l'habile écrivain met sous nos yeux, l'affranchi de Naples, de Capoue ou de Cumes, enrichi par les trafics ou les tripotages, c'est encore le Celte du Rhône ou le Belge de la Moselle, lui aussi un parvenu, sinon dans

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