PHOQUES DE LA VIE IRBAINE
regret leurs fermes rustiques pour les vastes et élégantes demeures qu'ils se faisaient bâtir le long de rues passagères ^ et bien des paysans les suivirent-, échangeant leur rude labeur pour les sportules ou les métiers des villes. Quant aux étrangers, marchands, industriels, artistes et débitants de toute sorte, ils savaient que la fortune se laisse maîtriser surtout dans les cités populeuses.
Aus.si les progrès des villes gauloises furent-ils très rapides, comparables, je ne dis pas à la prodigieuse naissance de celles d'Amérique (le monde antique ne vit rien de pareil), mais à la croissance des cités industrielles et commerciales de l'Europe depuis les années de la Restauration ^ Lyon, qui ne faisait que de naître sous Auguste^ était, cent ans après, célèbre dans le monde entier % et le cKiffre de sa population se rapprochait de deux cent mille âmes ''. Le plus près d'elle, mais assez loin,
1. Strabon, IV, 1, 11 (au sujet de Vienne et des Allobroges) : Oï ixkv a/lo: X(j)(Ar|Sov î^ûiTiv, ol ô'èTi'.savlaTa-.O'. -zr^'/ O-^/iîvvav à'yovTî;, xw[j.r,v TipôtEpûv o-jTav, |ir,Tp(37:oXiv S'oiid); toO sQ/o-j; ),sYoiiivr|V y.2Tî(T-/.îjày.aai TtôXiv. IV, 3, 5 (au sujet de Heims) : 'H u.r,TpÔ7:o/,i; x-Jtwv Ao-jp'./.opTÔpa fjLoc/.iTTa 7:j'io:y.v.-s.'.. C'est à un t-jvo:- •/.•.(7|i,ô; de ce genre, en Bretagne, que le gouverneur Agricola (Tac, 21) convie les grands du pays, quieti et otio per voluptates assucsccrciit, hortari privatini, adjavarc pubLice, ut templa, fora, domus exslruerent, etc.