‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 70 sur 415 · REMPARTS, PLACES, RUES, AQUEDUCS, EGOUTS · texte numérisé non relu

REMPARTS, PLACES, RUES, AQUEDUCS, EGOUTS

des tombeaux, la présence de bâtisses plus denses, le débouché de rues transversales.

Villes anciennes et villes neuves se ressemblaient en ceci, que les rues principales y étaient le prolongement de la voirie rurale : la grande route, en pénétrant dans la cité, y devenait « la grande rue ». A Paris, l'artère majeure, la via major ou rue Saint- Jacques*, est simplement une portion de la chaussée d'Orléans, de Bordeaux et d'Espagne, une des voies souveraines de la Gaule entière '^ A Bordeaux, la rue Sainte-Catherine, la plus vieille et toujours la plus encombrée, marque la fin de la route de Toulouse, de Narbonne et de iMarseille, la plus ancienne et la plus fameuse du Midi^ C'est autour de ces antiques chemins que nos villes se sont épanouies, comme des fruits autour de leurs tiges*.

Je ne crois pas que le réseau de leurs rues fût aussi irrégulier et capricieux qu'on le suppose d'ordinaire ^ D'abord plusieurs

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