REMPARTS, PLACES, RUES, AQUEDUCS, EGOUTS
des tombeaux, la présence de bâtisses plus denses, le débouché de rues transversales.
Villes anciennes et villes neuves se ressemblaient en ceci, que les rues principales y étaient le prolongement de la voirie rurale : la grande route, en pénétrant dans la cité, y devenait « la grande rue ». A Paris, l'artère majeure, la via major ou rue Saint- Jacques*, est simplement une portion de la chaussée d'Orléans, de Bordeaux et d'Espagne, une des voies souveraines de la Gaule entière '^ A Bordeaux, la rue Sainte-Catherine, la plus vieille et toujours la plus encombrée, marque la fin de la route de Toulouse, de Narbonne et de iMarseille, la plus ancienne et la plus fameuse du Midi^ C'est autour de ces antiques chemins que nos villes se sont épanouies, comme des fruits autour de leurs tiges*.
Je ne crois pas que le réseau de leurs rues fût aussi irrégulier et capricieux qu'on le suppose d'ordinaire ^ D'abord plusieurs