Ici, n
4. Elle ne s'est guère développée en France, je crois, qu'à partir de la fin du xvi° siècle, au règne de Henri IV.
5. Ficus Honoris, XIII, 4301 ; vicus Pacis, 4303. .\ Mayence : vicus Apollinensis, 0088 ; vicani Salutares, 0723; vicus Navalioruin, Hiese, 2138.
6. C'est pour cela que les mômes noms de rues se retrouvent à Rome et partout.
7. N. I et 2, et G. /. L., XIII, 72GI, 7203-4, 7335-7. Il est possible que les deœ Lucrctiœ de Cologne (XIII, 8171) soient les divinités du vicus Lucretius. De môme, les déesses Gantunx de Cologne (XllI, 8218) doivent ôtre les .Matrones du quartier ad Gantanas {ou Cantanas) Novas (.XIII, 10015, 99, 105, 115, IIS) : on a vu dans ce quartier le - marché aux oies », mais il demeure possible que gantunœ soit une variante orthograpliique pour canluna' et que ce mol soit l'équivalent de tabernœ.
8. Magistri vici, traduit en gallo-romain par plaliodanni (XIII, 0770). Il devait peut-être y avoir parfois en Gaule, au lieu de magistri, des édiles de quartiers (t. IV, p. '342 et 352).
particuliers : ce sont personnes véritables, sinon politi(|ues, du moins administratives, morales et religieuses. On les appelle souvent vici \ de ce même mot de viens que l'on appliquait aux grands villages organisés'. 11 est permis à leurs habitants de s'entendre et d'agir ensemble \
Quel dommage que nous ne sachions pas restituer l'aspect de ces rues, de leurs boutiques, des façades de leurs maisons ! Mais pour retrouver la vraie physionomie d'une cité de la Gaule romaine, il faudrait faire d'abord avec un soin infini l'analyse de tous les débris qu'a livrés son sol : et ce travail est à peine commencée A la rigueur, on peut y suppléer en regardant les ruines dePompéiou de Timgad, en s'imaginant d'après elles ce que fut le Lyon de Fourvières ou le Paris de la Cité.
C'était sans doute un enchevêtrement, en lignes brisées, de murailles, de portiques % d'auvents, de balcons ou de loges sur[)lombant la , rue et arrêtant Icjour'"', de portes basses qu'on Iranchissait en se courbant ', d'étroites et sombres boutiques où s'amoncelaient les marchandises % de longs et mystérieux corridors donnant sur les cours des plus riches demeures'. De façades harmonieuses et majestueuses, telles que nos rues de France en reçurent des intendants de Louis XV, il ne faut pas en demander à la ville gallo-romaine. Le style régulier et symétrique
1. ]'icus doit signifier à la fois rue et quartier; le vicus, en tant que groupement administratif, renferme, outre les habitants d'une rue principale {viens, via, platea), ceux des ruelles avoisinantes. 11 est possible qu'en principe une ville ait renfermé quatre (luarliers, formés par le croisement de deux rues principales, cf. p. 52, n. 1-2. Lorsqu'Ausone parle de la .. quintuple » Toulouse (Urbes, 104; Ep., 25, 83), je crois qu'il fait allusion à une division en cinq quartiers (urbes; t. YI, cli. V).