‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 79 sur 415 · Cf. t. YI, ch. III · texte numérisé non relu

Cf. t. YI, ch. III

5. Voyez les images de rues de villes (à Orange, lîspérandicu, n" 240; à Dijon, n" 3523; verre de Cologne, C. /. L., XllI, 10025, 185).

0. Cf. à Narbonne les fabri subœdiani (t. IV, p. 399, n. 4). — Sur la naturii des boutiiiues et de la circulation, cf. plus loin, p. 342-344.

62 GROUPEMENTS HUMAINS ET LIEUX lîATIS.

plan nouveau, ou de Pompéi, si vieille et si policée. Il restait trop d'indigènes dans une cité transalpine pour qu'elle ne renfermât pas mille édifices bizarres, survivances du temps barbare, huttes arrondies en pierre sèche ou en terre battue, à demi enfoncées dans le sol et aux toits recouverts de paille*, échoppes en bois ou en pisé, cahutes de planches ou bicoques de briques -. Songeons que Marseille la Grecque, à l'époque de César, montrait encore des toitures formées de chaume à côté de ses temples de pierre ^ et qu'à Lyon même on voyait une chapelle d'Apollon avec son faîte en bardeaux *. Le contraste devait être plus grand encore, à Dax ou à Bordeaux, à Saintes ou à Bourges, entre la masse terne et humiliée des simples demeures et la haute et brillante allure des édifices sacrés.

De ces édifices, les plus nombreux, les plus aimés et les plus beaux étaient les temples. D'autres s'élevaient plus haut ou couvraient plus d'espace. Mais les temples, résidences des dieux, passaient à juste titre pour les monuments souverains dans ce peuple de bâtisses qui constituait une cité.

Le sanctuaire bâti avait été l'exception dans les villes gauloises'^; il sera désormais la règle. Plus de source sainte, jaillis-

!. Voyez k's « mardellcs » des Médiomatriques, encore qu'elles se rencontrent assez loin de Metz (Grenier, llabilalions gauloises, p. 23 et s.); voyez Les Ilabilations préromaines... de l'antique Alésia, par Toutain, 1914 {Revue des Et. préliist.). Cf. Paulin de Noie, Carm., X, 245-6 (il est vrai à la campagne) : Niyranlcsque casas et texta mapalia culino diijnaque pellilis habitas déserta Bigerris.

2. In Gallia {œdijlcia) scandulis robusteis aul stramentis (Vitruve, II, 1,4); Massiliw animadvertere possunuis sine tegulis, subacta cum paleis terra, tccta (Vitruve, II, 1,5): cela est d'autant plus étonnant que Marseille est devenue un pays à tuiles (cf. t. 1, p. 84).

4. C. I. L., XIII, 1730 : Dco ApolUni... muro et scandula cinxit. Voyez les chapelles de la déesse de Sarreliour^, Espérandieu, n°' 4505 et 4568.

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