‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 206 sur 473 · Comparez t. IV, p. 406 et s., et ici, p. 293-4, 341 et s · texte numérisé non relu

Comparez t. IV, p. 406 et s., et ici, p. 293-4, 341 et s

7. Cf. Waitzing, Étude historique sur les corporations, II, 1896, p. 232 et s.

Il n'y a plus trace de syndicats de camionneurs sur les routes de la Gaule l : mais le comte impérial du Domaine a sous ses ordres de fortes équipes d'emballeurs, d'arrimeurs et de voituriers2. Si on ne trouve plus de nautes associés à Lyon, Arles ou Chalon % on rencontre en revanche des flottilles impériales le long de la Saône et du Rhône4 : ne seraient-elles pas chargées, outre leur mission de police, d'assurer les transports pour les administrations publiques, comme le firent jadis les corps célèbres des mariniers gaulois? Paris n'a peut-être plus ses marchands de l'eau5, mais il a sa flotte militaire6. A Blaye sur la Gironde, qui est à la fois l'avant-port de Bordeaux et la gare fluviale de Saintes 7, qui sert de lien entre les deux grandes cités, de point d'attache à d'innombrables embarcations, l'Etat romain a installé, pour le service du fleuve, une garnison de « soldats de la Garonne », milites Garronensess; et c'est peut-être une ancienne confrérie de gabariers transformés en milice provinciale.

Mais la transformation la plus nette est en matière de fabrique. Dans les grandes villes de la Gaule, où l'activité industrielle s'était autrefois exprimée par des ouvriers, des patrons ou des corporations libres, s'élèvent maintenant des manufactures ou des ateliers d'État, dirigés ou plutôt commandés par un préfet impérial9. Là travaillent des centaines10 d'ouvriers, « les hommes des fabriques », fabricenses, comme on les appelle, qui ressemblent tout à la fois à des esclaves et à des soldats. De

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