Bneore, sur Frontin, voyez la réserve de la p. 106, n
3. Aucun de ceux que j-'ai signalés n'est signé, à ma connaissance. Ce sont les verres, semhle-l-il. et en particulier les barillets (p. 194, n. 3), qui conservent le plus tard les signatures. *
4. Mention des ouvriers en ivoire, eburarii. Code Tkàod., XIII, 4. 2. Voyez en particulier les diptyques consulaires ou autres objets, Corpus, XIII, 10032. On a dû rechercher les coffrets en ivoire (cf. Straub, p. 71 et 124). On connaissait également dès lors les cors en ivoire ou en corne, plus ou moins ornés, eu particulier cornu ex uris agrestibus argento rw.riun (Végèee, III, "i; représenté sur la coupe de (livors, p. 117, n. 5). — En dernier lieu, sur les olijels en ivoire, d'ailleurs pour le plus grand nombre postérieurs, Volbach, Elfmbêinarbeiten, Mayenee, l'.Wi. Le plus ancien de ces objets et le plus remarquable par le fini du travail est le diptyque du Soleil et de la Lune (du Musée de Sens) : j'ai peine à ne pas le placer avant 300 (c'est à tortqu'Kmile Molinier songe au vi" siècle. Hitt.gin.de* urts, etc., I, Ivoires, 1890, p. 47). Les plus anciens objets à sujets chrétiens trouvés en Gaule paraissent être la tablette d'Amiens (aujourd'hui a Berlin, Volbach, n° 30) et la pyxide trouvée près de la Moselle (n° 44, à Berlin). Ce sont là de véritables objets d'art.
5. Ammien, XIV, 6, 18; Code Th., X11I, 4, 2 et 3 (les fabricants sont sans doute compris dans les libratores aqwe).
G. Corpus, XIII, 10026, 21; la série des cuillers d'argent, 10020, 55-73, 1res caractéristiques de cette époque; boucles ou broches d'argent, 10026, 74 et s.; anneaux d'or, 10024, 29 (avec l'inscription fidem Constantino). Phalères comme ornements de chevaux; Paulin, Euchar., 143, et cf. p. 163, n. 6. En outre, d'assez remarquables essais de vaisselle d'étain (Pillov, II, p. 205 et s.). La coupe de cuivre étamé de Givors (Collection Récumier, n° 1521; cf. p. 117, n. 5) n'a de valeur qu'au point de vue historique et archéologique. — Il faut faire une place à part aux vases d'argent à ornements et figures, qui paraissent bien avoir été le luxe préféré de ceux des grands seigneurs de ce temps qui avaieDt le sens du goût; Paulin de Pella, Euch., 208 et s. : Inque usus varios grata et numerosa supellex, argentumque magis pretio quam pondère prœstans. — Plus vulgaires étaient les disques d'argent à images gravées, qui paraissent avoir été donnés en présent
grenats1, et, enfin, la confection des beaux vêtements, des tissus de soie, des brocarts, des franges multicolores, des tapisseries aux curieuses images, de toutes ces étoffes somptueuses, tantôt lourdes comme des tapis, tantôt légères comme des voiles, où l'on brodait dessins, figures, devises et même portraits d'êtres aimés2. Mais cela, somme toute, ne faisait vivre que quelques ouvriers habiles, artistes plutôt qu'artisans, et n'était destiné qu'au plaisir des riches de ce monde. Et de nouveau, ainsi qu'à l'époque de l'indépendance3, l'industrie des choses fines n'était plus qu'à la solde de l'aristocratie.
Le commun peuple se contente maintenant à peu de frais.
lors de cérémonies officielles : tel, celui qui représente Valentinien (au Musée de Genève; p. 90, n.4; Corpus, XII, 5697,5), à rapprocher de la coupe de Givors citée plus haut. — Ce luxe de la vaisselle d'argent s'introduisit en même temps dans l'Église; voyez le trésor de Traprain Law en Ecosse (Curie, The Treasure of Traprain, Glasgow, 1923), qui provient certainement d'un pillage de pirate fait en Gaule au siècle suivant : Th. Reinach a bien lu l'inscription Prymiaco e(ccl)isia Pict(avensis) : il s'agit d'une basilique rurale ou seigneuriale du diocèse de Poitiers [Prigny en Loire-Inférieure?]; cf. Rev. des Et. anc., 1923, p. 261. — Sur les ornements des armes de luxe, p. 198, n. 2.
1. Ceci est une des caractéristiques de la bijouterie commune du Ras Empire. — Cette pratique a pu dériver de celle de l'émail (t. V, p. 297) et la remplacer. Mais l'industrie de l'émail ne disparut pas, en particulier de la Relgique, et elle s'y continua obscurément, je crois en dehors de toute influence germanique ou orientale (cf. Pilloy, III, p. 82 et s.); cf. ici, p. 199, n. 4.
2. Ammien, XIV, 6, 9; XXII, 4, 5; Donat, ad Virg. /Eneida, XI, 777, p. 529, Georgius; Paulin de Pella, Euch., 147; Paulin de Noie, Carmina, 24, 53 (inclusas auro vel mariée vestes); Jérôme, Ep., 22, § 16, P. L., XXII, c. 403 (in vestibus attenuata in filum auri metalla texuntur); cf. t. V, p. 246, et ici, p. 51, n. 2. Les ouvriers de ces dernières en sont les barbaricarii. — La Notitia (Occ., 11, 75-76) indique trois ateliers (avec un prœpositus) de barbaricarii sive argentarii, à Arles, Reims et Trêves : mais ici, il est probable qu'il s'agit d'ouvriers en métal chargés de décorer les armes de luxe (cf. C. Th., X, 22, 1). — Ammien signale en Gaule et surtout en Aquitaine, même chez les femmes les plus pauvres, le goût des vêtements propres et élégants (XV, 12, 2). — Ajoutez les tapis, picta tapetia, en supposant que les Gaulois aient conservé une industrie si longtemps florissante chez eux (t. V, p. 237-8). Et peut-être est-ce une tapisserie, et non une peinture ou une mosaïque, qui orne les murs du gynécée de la villa de Bourg, et qui représente les origines de l'histoire des Juifs (Sidoine, Carm., 22, 200-3). — C'est dans ce gynécée que l'on prépare les étoffes de luxe avec fils de soie (serica fila) ou de métal (metallum mollitum) et laines de Syrie (colus Syri.r : Syrie peut s'entendre de laines du pays de façon syrienne); Sidoine, Carm., 22, 195 et s. — Sur les étoffes de soie, voyez le curieux passage de Victrice (§ 3) : Crepantis serici andx ambulantis arte crispantur. — Je laisse de cAté les lainages communs, par exemple du Bigorre, p. 213, n. 5.
3. T. Il, p 320-7. C'est déjà le caractère des temps mérovingiens qui s'annonce.
En matière de poterie, par exemple, il ne connaît plus les vases ornés qui furent sa joie durant les premiers siècles de l'Empire1, on ne met plus à sa disposition que des récipients aux formes vulgaires, mal cuits, à vernis très médiocre, sans autre ornement que quelques dessins enfantins ou linéaires2, appliqués sans soin à la roulette, à la molette ou au poinçon3. Et l'on se croit parfois revenu à l'époque où les Ligures ou les Celtes faisaient leurs premiers essais de céramique4. Il n'est point rare, dans des tombes qui ne sont cependant point de pauvres gens, de voir côte à côte un vase de verre d'une excellente facture et un pot d'argile de la plus vulgaire façon" : et ce contraste nous rappelle celui que nous avons observé au début de cette histoire, lorsque le tombeau du guerrier celte nous a offert