T.V, ch. VI
2. Étoiles, palmes, têtes, pour le type estampé; pour le type strié (n. 3), fougères, points en quinconce, croisettes, losanges, hachures en sens contrariés: etc.
3. J'aperçois deux types de ces vases. — 1° L'un, que Déchelette appelle « vases estampés », apparaît dans l'Empire au moins dès 200 : type où il y a plus d'effort d'invention que dans le dessin strié, et qui par suite se rattache plus directement au type de la céramique moulée et ornée dérivée d'Arezzo (cf. notre t. V, p. 270, n. 2) ; c'est ce que j'ai appelé le type de Ilolt (Revue des Études anciennes, 1915, p. 233, 1917, p. 45); cf. Oswald et l'ryce, An Introduction to the study of Terra Sigillata, 1920, p. 233; nous n'avons pas de travail sur ce genre. — 2° L'autre, qui l'emporte au iv" siècle, où l'ornementation est formée surtout par bandes, et où parait dominer l'emploi de la roulette (ceci à étudier avec les récentes découvertes de Chenet en Argonne) : c'est le type que Déchelette appelle « vases à zones striées », sur lequel on a le livre sûr et minutieux de Unverzagt, Materialien :ur R.-G. Keramik, III, 1919 (Terra Sigillata mit Radchenver;icrumj).
4. T. I, p. 172; t. II, p. 316 et s. — L'opinion courante (cf. Déchelette, II, p. 320) est que ce genre de poterie (surtout celui à zones striées) est une survivance obscure des temps celtiques, conservée par les populations germaniques. J'hésite de plus en plus à y croire. En matière d'industrie, comme d'institutions sociales (p. 100. n. 2, p. 162, n. I), ce que nous pensons venir de Germanie est souvent le résultat d'une évolution spontanée, le produit de circonstances manifestées sur le sol de tout l'Empire. Et de fait, il suffit de la paresse industrielle, de l'incapacité technique, pour remplacer le moule orné au poinçon par l'application immédiate du poinçon sur la poterie. Le fait que les poteries striées se rencontrent presque exclusivement en Germanie (romaine) et en Belgique, me paraît être le résultat du hasard des fouilles (cf. p. 200, n. 3). — D'une manière générale, S. Reinach (Cat. ill., II, p. 291-2), parlant de l'art barbare, conclut à un courant venu d'Asie, et « adopté d'autant plus volontiers » que le style en rappelait « l'art barbare de la première époque des métaux ». Je crois de plus en plus à des habitudes nées sur place. De même pour l'émail, p. 198, n. 1 .
5. Voyez par exemple, chez Boulanger, pi. 20, la tombe de chef, de Monceaule-Neuf (Aisne), datée de 337-340: cf. pi. 12.
l'un près de l'autre le vase gaulois de terre grossière et l'aiguière grecque de métal aux formes élégantes1. S'il est vrai, comme je le crois, que la poterie soit l'industrie délite où se révèle la marque d'une société-, jamais l'esprit et la main ne parurent moins capables de souplesse et de beauté que dans la Gaule de Théodose3.
Ce qui durait le plus obstinément des procédés de l'industrie gallo-romaine4, c'est ce qui avait trait à la construction 5. Les