‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 248 sur 473 · T. II, p · texte numérisé non relu

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2. Il est probable qu'un esprit chrétien d'humilité et la tradition des Livres Saints furent pour quelque chose dans cet emploi de la vaisselle commune : amamus vasa Jiclilia, dit Paulin, quia secundum Adam cognata nobis sunt [Genèsa, 2, 7], et Domini thesaurum in talibus vasis commission habemus [Corintli., II, 4, 7] ; Paulin, Epist., 5, 21, P. L., LXI, c. 177. C'est là, du reste, un thème commun : habemus thesaurum in vasis Jictilibus, dit Jérôme, Epist., 22, § 4, P. L., XXII, c. 396. — Il y eut peut-être, pour le même motif d'humilité, une sorte de renaissance de la vaisselle de bois; cf. scutellam buxeam, Paulin, ibid.

3. Gomme recueils de documents archéologiques sur l'industrie de ce siècle : Cochet, La Normandie souterraine, 2e éd.. 1855, p. 205 et s.; Straub, Le Cimetière gallo-romain de Strasbourg, 1881 ; Pilloy, Études sur les anciens lieux de sépultures dans l'Aisne, Saint-Quentin, 1886-1912, 3 v.; Eck, Les deux Cimetières gallo-romains de uermand cl de Saint-Quentin, 1891 (objets d'époques différentes); Barrière-Flavy, Les Arts industriels des peuples barbares de la Gaule, 3 v., 1901 (objets surtout postérieurs); Boulanger, Le Mobilier funéraire, etc. 1902-5; lîesson, L'Art barbare dans Vancien diocèse de Lausanne, Lausanne, 1909; Baldwin Brown, The Arts and Crafls of our Teutonic Forefalhers, 1910; S. Beinach, Catalogue illustré du Musée des Antiquités nationales, II, 1921, p. 258 et s. (collection Moreau), p. 290 et s. Jusqu'ici, ce ne sont que les régions du Nord qui ont fourni des nécropoles importantes du iv" siècle : ce que je ne peux attribuer qu'au hasard. Jusqu'ici encore, on a mêlé objets du. IVe siècle et objets de l'époque franque. On n'arrivera à une étude scientifique de l'archéologie du Bas Empire qu'en examinant séparément, époque par époque et région par région, les lombes ou les castra datés (à titre de bon spécimen, voyez les fouilles du fortd'AI/.ei [t. Vil, p. 24.">, n. 1] chez Unverzagt, Materialien, II, 1916). L'évolution des types n'a pas été observée pour ces temps avec la même rigueur que pour les périodes antérieures.

4. Comme particularités de l'industrie alimentaire (cf. t. Y, p. 250 et s.), je citerai pour cette époque: l'huile de nielle, nigeOatum, que Sulpice doit envoyer à Paulin du Midi de la Gaule et que l'on conservait dans des vases en terre cuite (Paulin, Ep., 5, S, 21, c. 177); le biscuit, cxcoctum bucccllalum, que Julien fait emporter par ses soldats au cours d'une campagne rbénane (Ammien, XVII, 8, 2).

."). Je ne parle ici que do la pierre. Mais il est fort probable que les charpentiers avaient conservé leur habileté traditionnelle (cf. t. V, p. 22S et s., t. Il, p. 218 et s., t. I, p. 169 et s.), en attendant que le déclin de la maçonnerie dans les temps barbares les replaçât au premier rang. Voyez, pour ce siècle, les travaux des ponts sur le Bhin (t. VII, p. 114, n. S), les pilotis des barrages du JNeckar (id., p. 243-4). les énormes poutres de construction (id., p. 204).

remparts des villes sont de puissantes bâtisses1, beaucoup sont encore debout2, et la masse en est si solide, même dans les parties maçonnées, que l'ensemble forme une manière de monolithe, de rocher tout d'une pièce, où les siècles ultérieurs pourront creuser et aménager des salles et des escaliers3. Ciment aussi dur que la pierre4, brique au grain tassé et remarquablement cuite5, appareil en petits cubes régulièrement taillés6, le maçon du quatrième siècle est digne des dix générations de maîtres romains qui l'ont éduqué7. On voit que l'Etat, qui veut murailles de résistance, a surveillé les pratiques du métier et le faire des tâcherons8.

1. C'est l'époque des tours surélevées, presque toujours circulaires ou demicirculaires: cf. t. VII, p. 244, n. 2. — Sur les tours terminées en cône, ce qui paraît un type courant, voyez les tours de Mayence et de Castel sur le médaillon de Dioctétien (t. VII. p. ."fi, n. 3), celles de Londres sur le médaillon de Constance (id„ p. 83. n. 7), celles de Trêves sur celui de Constantin (id.,p. 114, n.6), toutes sans doute avec corniche circulaire formant saillie et ornement plus ou moins sphérique à leur sommet (sans doute un « épi ••). Sur cette couverture des tours, cf. Forrer dans Germania, II, 11118, p. 73 et s. Voyez aussi Symmaque sur les tours des easteUa de Valentii ien (t. VII, p. 543, n. 3).AUa turris pareille au Phare d'Egypte dans une villa de la Moselle (Ausone, Mos., 330); autre, p. 18"), n. 7.

2. Pour ce qui suit, Blanchet. Les Enceintes romaines de la Gaule, p. 237 et s.

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