‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 249 sur 473 · Soc. arch. de Bordeaux, IV, p · texte numérisé non relu

Soc. arch. de Bordeaux, IV, p

4. Cf. t. V. [t. 223 et s. — Sur le rapport entre la hauteur des zones de hriques et celle des couches de ciment, t. V, p. 223. n. 2.

.">. Une étude particulière des dimensions et compositions des briques de ces remparts serait à faire, et l'intérêt de cette étude viendrait de ce que, ces remparts étant contemporains et ayant nécessité une quantité énorme de briques, il a dû se constituer de vastes entreprises de fabrication. — Jusqu'ici, aucune ne porte de marque de fabrique. — Il faudrait également étudier, au point de vue technique, les briques de la frontière marquées aux noms des corps d'armée du iv° siècle : niais il faut attendre à cet égard le volume du Corpus relatif aux briques des Gaules et Germanies. — L'épaisseur ordinaire des briques de remparts paraît être de 40 millimètres; cf. Blanchet, Eric, p. 250.

0. Avec une tendance à l'aplatissement; t. V, p. 219, n. 5; Blanchet, p. 243 et s.

7. Il n'en est pas moins vrai que Ton a fait à Dioctétien (Lactance, De m. p., 8) et à Constantin (Zosime, II, 32) le reproche d'avoir construit des édifices qui ne duraient pas (mais ce n'étaient sans doute pas des remparts); que l'on a supposé, au sujet des thermes impériaux de Trêves (p. 227, n. 8), que, construits sous Constantin, ils n'ont pu être mis en service à cause peut-être de certaines défectuosités (Congr. arch. de 1022, LXXXV, 1924, p. 61); et en outre, que l'on a cru constater, môme à Trêves, la médiocrité de la maçonnerie sur un édifice impérial des temps de Valentinien ou de Gratien (id., p. 45). Cf. p. 287, n. 8.

8, En ce qui concerne les villas des ive et ve siècles décrites par Ausone et Sidoine, je signale, outre les colonnades traditionnelles (cf. t. VI, p. 204; ici, p. 184, n. 1, p. 289, n. fi), des murs extérieurs en revêtement de pierres de difTé-.

Cependant, il manque à la construction quelque chose qu'elle ne retrouvera pas de sitôt, l'art, la force ou le temps de tailler la grosse pierre. Sous ces assises de brique, de ciment et de petit appareil, nous avons des fondements d'occasion ou de remplissage, pierres énormes sans doute, mais toutes empruntées aux ruines d'anciens monuments, masse incohérente où les colonnes en tronçons se mêlent à des architraves découpées et même à des statues mutilées1. Et c'est bien l'image de ce siècle où une administration savante s'élève sur une société qui se décompose. De même que l'Etat, l'architecte peut raffiner sur la façade, donner à l'édifice un couronnement qui a de l'allure : mais quand il s'est agi de réunir les pierres du fondement, il n'a point pris la peine de les tailler dans les bancs des carrières voisines, il s'est borné à ramasser les matériaux tombés des édifices antérieurs2.

C'est là peut-être la note dominante de l'industrie de ce temps : elle travaille sur place, avec la matière qui est à sa portée3, et pour la clientèle la plus proche; elle a rétréci son

rentes couleurs (Sid., Carm., 22, 146), des murs intérieurs en stuc blanchi et poli (Sid ., Epist., II, 2, 5, parietum faciès solo levigati cœmenti candore contenta), l'usage de cheminées qui paraissent mal tirer (Sid., Carm., 22, 188 et-s. ; Epist., II, 2. 1 1 ; cf. t. V, p. 221, n. 6), les toits en métal doré (Sid., Carm., 22, 146-149; cf. t. V. p. 228), des toits en forme de pyramide faits de tuiles imbriquées (Sid., Epist., II, 2, 5). Tout cela ne paraît être que de la maçonnerie courante, sans grand luxe, et travaillé aisément sur place. — Sur les tours, p. 201, n. 1.

1. Cf. t. VII, p. 33, t. IV, p. 602. La chose était d'ailleurs légale, et les matériaux des temples démolis, sous les fils de Théodose, furent par ordre affectés à la réparation des routes, ponts, murs et aqueducs (loi de 396, C. Th., XV, 1, 36). — Il est cependant probable que les carrières de marbre des Pyrénées ont été longtemps encore utilisées pour les sarcophages (par exemple à Bordeaux; Inscr. rom. de Bordeaux, II, p. 47; je n'en suis pas sûr pour les constructions, et VAquitanicit falmentit de Sidoine, Epist., II, 10, 4, peut n'être qu'une tournure poétique). Mais les archéologues ou rédacteurs de catalogues de musées négligent trop souvent d'indiquer la nature et l'origine des marbres.

Page 1