‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 25 sur 473 · L'ADMINISTRATION CENTRALE · texte numérisé non relu

L'ADMINISTRATION CENTRALE

taient les titres de « comtes » ou de « maîtres », ne quittaient point d'ordinaire la personne de l'empereur, et leur ressort correspondait exactement à celui d'un Auguste ou d'un César1 : et ce ressort fut par exemple, sous Valentinien ou sous Honorius, l'Occident en son entierdepuisles Colonnes d'Hercule jusqu'aux Alpes de l'Adriatique. — C'étaient, d'autre part, l'administration civile, aux mains des préfets du prétoire 2, et le commandement des armées, aux mains des maîtres de la milice3. Pour l'un et l'autre service, point de ministère central : car l'empereur est par définition juge souverain et gouverneur universel des provinces, et général en chef des forces militaires4. Préfets du prétoire et maîtres de la milice ne peuvent être que ses délégués territoriaux, sur des groupes de provinces ou sur des groupements de troupes5. C'est ainsi que la Gaule a son préfet8, lequel

Occid., 10 et 17. — Les notarii jouent souvent un rôle important, et toujours de confiance, dans les affaires de l'administration provinciale; ce sont, en des c.is urgents, des agents spéciaux de surveillance ou d'exécution. C'est à un notarius que Julien confie le soin de surveiller le port de Boulogne en 360 (Ammien, XX, 9, 9); ce sont eux qui contrôlent, dans la Gaule de Julien, les statistiques municipales (Zosime, III, 4, 11-12); c'est le notaire Gaudentius qui est chargé par Constance de surveiller les actes de Julien en Gaule (Ammien, XVII, 9, 7; XXI. 7, 2); c'est au notaire Décentius que Constance confie la mission d'aller chercher les soldats demandés à Julien (t. VII, p. 221 ; Ammien, XX, 4, 2); missions judiciaires, ici, p. 62, n. 5; etc. Tout cela a été bien vu par Godefroy, II, p. 88, Ritter.

1. 11 y eut d'ailleurs des combinaisons variées; par exemple au temps de Julien César en Gaule : il a un magister officiorum (Ammien, XX, 8, 19), un prsepositus eubiculi (id.) et un cornes Domesticorum (XX, 4, 21), mais je crois qu'il dépend du cornes largitionum de Constance (Ammien, XXII, 3, 7; XX, 11, 5).

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