‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 252 sur 473 · Voyez t. VII, p. 103, n. 4 et · texte numérisé non relu

Voyez t. VII, p. 103, n. 4 et

7. Cf. Ammien, XV, 11, 11; XIV, 10, 3; XXVII, 1, 2. Civitas sans doute dès le début du îv" siècle, et séparé d'Autun; cela, à cause de son rôle militaire (cf. t. IV, p. 595, n. 4). Chalon, dans une certaine mesure (cf. p. 110), a dû se substituer à Lyon, qui est on pleine décadence (cf. p. 219, n. 3, et t. VII, p. 26-27).

8. Le malbeur est que tous les textes relatifs à Arles au iv" siècle sont de vagues et pompeuses amplifications, sans précisions sur la nature de la vie économique : Expositio, § 58, p. 122, Riese (ab omni mundo negotia accipiens); Ausone, Urbes, 78 (Romani commercia suscipis orbis); constitution do 418, Hœnel, Corpus legum, p. 238 (copia commerciorum). Tout cela a une source unique, quelque des-

sa constante rivale1, carrefour de routes de terre et non pas tête de chemins de rivières.

Cette popularité nouvelle des voies fluviales va de pair avec le réveil des petites énergies maritimes, que l'incurie du régime impérial avait laissées s'éteindre sous la tyrannie des grands ports d'Etat2. Depuis que le commerce a sacrifié ses entreprises lointaines, il s'arrête plus volontiers à des ports de cabotage : la vie, sur le rivage comme sur les rivières ou sur les routes, se fixe et se développe en plus de points; les centres d'activité de second ordre se multiplient, que ce soit domaines de riches ou forteresses impériales, et c'est, pour l'avenir de la Gaule, un grand bienfait qui se prépare. Il y a des garnisons sur bien des parties de l'Océan dont jusqu'ici nous n'avions jamais entendu parler, mais qui, soyons-en sûrs, avaient jadis joué leur rôle dans la Gaule indépendante, Blaye sur la Gironde3, Alethau fond du golfe de Saint-Malo 4, ou Mardyck sur les côtes de Flandre5. La Méditerranée voit de nouveau s'agiter des rades ou des ports modestes que les Ligures et les Grecs avaient fréquentés et que les anciens empereurs avaient méprisés6; et le Chris-

cription géographique de l'Empire. C'est à Arles que s'embarque l'expédition militaire du comte Théodose contre l'Afrique en 372 [ou 373?]; Ammien, XXIX, 5, 5. — Constans, Arles antique, 1921, p. 99 et s. Cf. t. V, p. 168, n. 7.

1. Ausone parle de Narbonno dans ses Urbes nobiles (124-127) comme d'une ville d'un grand commerce maritime, notamment avec l'Espagne, la Sicile et l'Afrique : mais je me demande s'il n'y a pas là un développement tout fait, emprunté à quelque manuel (cf. n. préc). Elle n'en conserve pas moins alors des relations maritimes avec l'Afrique et l'Egypte; Sulpice Sévère, Dialogues, I, 1,3;3, l.Mais voyez son état de décadence au v" siècle; Sidoine, Carmina, 23, 37 et s. (cf. t. VII, p. 21); et songez aux conséquences du démembrement de la Narbonnaise, qui lui enlève les doux tiers de son ressort (p. 22); elle n'a même pas un consulaire pour gouverneur en 400 (p. 26, n. 2). Cf. t. V, p. 168, n. 7.

2. T. V, p. 132-140. — Rutilius Namatianus, pour aller de Rome en Gaule, déclare nettement qu'il prendra la route de mer, la via Aurélia (cf. t. V, p. 94, n. 2) ayant été abîmée par l'invasion (terrena viarum plana madent fluviis, cautibus alla rigent) : plus de ponts sur les rivières, plus de relais dans les bois (non silvas domibus, v. 37 et s.). Et il fera escale dans de tout petits ports.

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