‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 268 sur 473 · Ici, p. 218, n · texte numérisé non relu

Ici, p. 218, n

5. Ici, i>. 108, u. 8; t. VI, p. 385, n. 3. Militaris Blavia; Ausoue, Epist., 10, 16.

6. Ici, p. 108. n.(i: t. VI. p. 445, u. 3; Blanchet, p. 53. — A Brest, t. VI. p. 443, n. 4.

7. Par exemple, les deux suivantes le long de la Saône. Tournus (cf. t. VI, p. 429, n. 9): périphérie, 510 m. ; surface, 1 hectare 1/2. Anse : périphérie, 440 m.;' superficie, I hectare 1/4; c'est à l'origine un vicus sacré (Corp. inscr., XIII, 10029, 217), dépendant de quelque villa, et une importante mansio sur la route de Lyon à Màcon (Itin. Antonin, p. 359, W.\ où il faut lire Assa [pour Ansa] Paulini: Revue des l-Uudes anciennes, 1924, p. 68 et s. — Je répète que les mansiones, qui servaient également de greniers et de basiliques, devaient le plus souvent être fortifiées (cf. p. 53). — Entre vici fortifiés et castella de la frontière, la différence est devenue presque nulle; comparez à ceux que nous venons de citer : en Suisse (cf. t. VII, p. 27, n. 2) : castrum Rauraca (3 h. 68), Olten (Olino; cf. p. 97, n. ;>; 7200 mètres carrés), Winterthur (à peu près autant), Soleure (1 h. 28), Yverdort (1 h. 86); cf. Sbehelin, Revue des Et. anc, 1923, p. 59; en Alsace et Lorraine : Argentovaria, llorbourg près Colmar (2 h. 68), Sarrebourg, Pons Saravi (1650 m., 14 hectares: cf. t. VI, p. 472, n. 10), celle-ci et la suivante demeurées de très grosses bourgades, Saverne, Très Tabernœ (1015 m., 7 h. 1/4; cf. Forrer, t. VI. p. 5011, n. 1); sur la route de Trêves au Rhin : Bitburg, Beda (2 hect.), Icorigium, Jùnkerath (1 hect. 52), bien étudiés par Ilettner (d. 53. n. 4); sur la route de Sarrebourg à Met/ : Tarquimpol ou Decempagi (cf. t. Vil, p. 188, n. 8), autrefois grus bourg, demeuré la plus importante station avant Metz (1100 m.);

enfin aux villas des grands seigneurs, qui de nom et d'aspect ne différeront bientôt plus d'une citadelle municipale1. Plus d'un millier de châteaux forts hérissent le sol de la Gaule 2, et la voilà maintenant revenue aux temps lointains des plus anciens Celtes, lorsque toute demeure humaine se dressait avec son rempart de guerre, depuis la bourgade de paysans et la ferme du seigneur terrien jusqu'à la métropole des plus puissantes nations 3.

11 faut voir aujourd'hui, à Dax, à Bourges, au Mans ou à Senlis, les derniers restes de ces remparts, pour comprendre l'impression qu'ils firent aux contemporains, l'allure nouvelle

Arlon, mêmes remarques, sur la routede Trêves à Reims (8o0.m., plus de 4 h.); etc. — De même, vici fortifiés, castella, munimenta à garnisons, mansiones ou prœtoria à remparts, peuvent être confondus avec les villas fortifiées, telles que le burgus de Paulin (n. suiv.) : il y a entre ces différentes espèces d'absolues similitudes d'aspect, et les différenciations ne peuvent se faire que par l'examen, souvent difficile, de leur situation, de leur condition politique ou sociale, de leur dispositif intérieur. Voir la n. suiv. — Ce dispositif intérieur, qui a laissé bien des lignes dans la structure contemporaine des rues et des places, peut être par suite retrouvé parfois sans trop de peine; et même en l'absence de traces archéologiques de remparts, on peut reconnaître une localité fortifiée du Ras Empire à ses rues rapprochées et étroites, ses longues voies parallèles, ses petites rues qui leur sont perpendiculaires, les petits carrés ou rectangles de ses Ilots; cf. Revue des Études anciennes, 1925, p. 119 et s.

1. Le burgus ou la villa bâtie par Paulin ne diffère en rien d'un village fortifié; elle en a le nom et les remparts; et avec ses greniers porrecla in longum, elle ne diffère pas non plus d'une mansio fortifiée (Sidoine, Carm., 22, 118 et s., 169 et s.). Voyez aussi Larçay, Jublains, etc.; cf. p. 183, n. 2 et 3. — Il esl cependant possible que, tout au moins au début, les propugnacula des villas ou édifices juives n'eussent pas le même aspect militaire que les munimenta d'État; en particulier, les louis flanquantes extérieures ont pu être remplacées par de longues colonnes engagées formant surtout contrefort. Voyez par exemple le « mur (les Sarrasins » à Clermont, qui est peut -cire la pi us ancien ne construction de ce genre; cf. Rrutails, liev. des Et. anc, 1921, p. 329 et s. — On fortifie même des colonies de paysans (p. 141, n. 1).

2. Dix forteresses de civilas, de vicus ou de mansio pour chacune des 115 cites, et il y a celles des villas. Et il faut, aux abords de la frontière, songer aux lurres qui gardaient les passades; I. VII, p. 243, n. 1 et2. — Pour la région rhénane, voir maintenant le livre si utile de Schumacher, II (cf. t. VII, p. 88, n. 5).

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