Corp. inscr., XIII
7. Constans, Arles antique, p. 273 et s. C'est d'ailleurs une construction médiocre et qui m'a paru, comme à Constans, avoir remplacé des thermes plus anciens, sans doute ruinés. — De même, à Narbonne, au ive siècle, un grand personnage répare l'aqueduc (Corp., XII, 4355; cf. t. VII, p. 21, n. 7).
8. Cf. t. VI, p. 483, n. 1. Voyez en dernier lieu les recherches de Krùger et Krencker dans les Abhandlungen der Akad. der Wissenschaften de Berlin, Phil.-hist. Klasse, 1915, et le résumé critique qu'en a donné Grenier, Congrès arch., LXXXV, 1922, vol. paru en 1924, p. 54 et suiv. Cf. p. 201, n. 7.
Rome1, d'un prétoire dominant la ville à la façon d'une citadelle 2, ce sont présents d'empereurs et ornements de capitale, étrangers au budget communal3. Arles vit sous Constance II un nouvel arc de triomphe : mais ce fut munificence de la vanité d'Auguste*. Les cités, elles, ne peuvent plus construire : elles manquent de main-d'œuvre5, et elles ne sauraient trouver des architectes, car il ne s'en risque guère dans les villes, crainte d'y mourir de faim 6. Quand le sénat municipal a réussi à payer sa quote-part d'impôt7, à assurer le service des remparts8, à
i. Circum Maximum semulum Romano; Paneg., VII, 22. Cela est évidemment la conséquence du séjour des empereurs et des courses qu'ils y donnaient (cf. t. VII, p. 250, n. 6) Cf. ici, p. 229, n. 2.
2. Cf. t. VI, p. 482, n. 11, t. V, p. 66, n. 1. On voit maintenant un prétoire ou consistoire impérial du iv* siècle dans les substruclions de la Cathédrale (OElmann dans les Bonner Jahrbiicher, GXXVII, 1922, p. 130 et suiv.; Grenier, Congrès arch., LXXXV, p. 45 et suiv.). C'est possible; mais si la construction date de Valentinien,elle ne peut être la fameuse sedes justitiœ de Constantin. — Dans les villes ordinaires, sauf les cas où le prince logeait dans une maison particulière, qui devenait peut-être ainsi le palatium (p. 53, n. 7), il est possible qu'il y ait eu un patatium ou plutôt un prxtorium aménagé (au moins à l'usage des visites du gouverneur) dans une dépendance des remparts, le plus souvent à un angle, à un endroit facile à défendre, et cela a pu devenir au Moyen Age le château royal : voyez à Senlis ce qu'on appelle le Château, l'ancien Palais de Paris (là où est le Palais de Justice, t. VII, p. 206, n. 3), le Palais de l'Ombrière à Bordeaux, etc. ; cf. Blanchet, p. 275-277. — Palatium à Autun pour Constantin; Paneg., VII I, 8. Palatium ou regia à Paris; Ammien, XX, 4, 20-21; et dans ce palais, chambre chauffée par une cheminée (Julien, Misop., p. 341), comme si souvent en Gaule (cf. t. VII, p. 206, n. 5). Palais (basilia, regia) de Valentinieu à Robur ou Baie (cf. t. VII, p. 244, n. 3); Ammien, XXX, 3, 1 et 3. Regia à Cologne; Ammien, XV, 5, 31. Tous ces soi-disant palais, comme ceux des mansiones (p. 53), étaient sans doute petits et fort peu confortables. — Voyez le texte du C. Tkéod., XV, 1, 39, sur les palatiis, praetoriis judicum, horreis, stabulis, toutes constructions publiques misue un peu sur le même plan.
3. Paneg., VII, 22. De même, les thermes de Reims (t. Vil, p. 135, n. 7). De même, les travaux de réfection à Autun (t. Vil, p. 91, n. 4) et à Narbonne (un préfet honoraire des Gaules rétablit pont, portes et aqueducs; Corp., XII, 4355). D'un manière générale, t. VII, p. 91 et 135.
4. T. Vil, p. 117, n. 1, p. 160, n. 1; Constans, p. 237 et s. Encore cet arc a-l-il été fait à l'aide d'un édifice antérieur.
5. Que la main-d'œuvre manquât dans les villes, cela résulte de la joie d'Autun à recevoir des artifices venus de la Bretagne; Paneg., IV, 4; V, 21.
6. On peut dire de la Gaule ce que Constantin disait de l'Afrique (Code Thèod., XIII, 4, 1) : Archilectis quam plurimis opus est, sed non sunt.