Voyez p. 39 et s
8. J'ai peine à croire que la ville n'eût pas à assurer, en l'absence de garnison, l'entretien, le service et la garde des remparts; cf. Ammien, XXXI, 6, 2; Code Théod., XV, 1, 34. C'est peut-être alors, dans les cas d'alerte, qu'intervenait originellement le defensor (p. 65, n. 5, p. 181, n. 8).
s'acquitter des besognes indispensables de l'eau1, de la police et de la voirie, je doute qu'il lui restât grand'chose pour le bâtiment. Une ville n'avait assurément plus à faire de gros frais pour les jeux du théâtre et de l'arène2; mais elle a perdu, de ce chef, outre des journées de plaisir, bien des recettes de placage et d'octroi. Et il lui manque aussi les revenus de ses temples3, et ses temples eux-mêmes, qui furent autrefois le principal de sa parure monumentale.
Mais voici qu'en devenant chrétienne elle vient d'inaugurer une nouvelle période de sa vie. L'église est dès lors un organe essentiel de tout chef-lieu de cité, au même titre que la muraille, le marché ou la fontaine4. Ce n'est encore que peu de chose comme édifice5, une vaste maison de louage6 ou une grande