Cf. p. 167, n
3. Heaucoup d'avocats entraient au barreau (forum) après l'école, a litterariis ludis (Arnmien, XXX, 4, 14). Je ne trouve mentionné en Gaule aucun professeur de droit, mais il pouvait y avoir des doccntes juris, d'ailleurs absolument libres, sans salarium public et sans même les privilèges habituels (cf. p. 249, n. 3) : qui jus civile docent in provincia, vacationcin non habent (Digeste, XXVII, 1, 6, § 12). Ce devaient être de vulgaires praticiens, dans le genre de ceux que stigmatise Ammien Marcellin (XXX, 4, 11-12). — Les jeunes gens qui voulaient approfondir leurs études de droit, allaient à V auditorium juris de Rome (C. Théod., XIV, 9, Godefroy- Ritter, V, p. 222). Hutilius parle d'un (Ils de grand seigneur gaulois, missus Romani discere jura fori (I, 209-210); de même, dit-on, saint Germain d'Auxerre (post auditoria Gallicana inlra urbem Romam juris scientiam plcnitudini perfectionis adjecit, deindi; tribunalia prœfecturœ professione advocationis ornavit; Acta, 31 juillet, VII, p. 202); autre, signalé par Jérôme (post studia Gallorum ... misit Romam; Epist., 125, § 6, />. L., XXII, c. 1075). Cf. p. 286, n. 1.
4. Pour la médecine, l'usage ancien a dû se continuer; t. VI, p. 160, n. 3.
5. Je ne crois pas à un effectif considérable de professeurs ou de chaires (cathedrœ, expression courante) dans une école. Ausone célèbre à Bordeaux 8 rhéteurs (9 avec lui-même), 17 grammairiens grecs et latins (18 avec lui-même), mais répartis sur deux générations au moins d'élèves : car les Professores ne sont pas écrits avant 385, et il parle des maîtres de son enfance. Je doute qu'il y ait eu à la fois plus de 2 rhéteurs (latins) et de 4 grammairiens (latins et grecs). — A Constantinople, l'Université comptait 3 orateurs et 10 grammairiens latins, 5 sophistes et 10 grammairiens grecs, 2 jurisperiti et 1 philosophe (en 425; Code Théod., XIV, 9,3). — Il y avait encore des lecteurs ou sous-maîtres, subdoctores ou proscholi, qui étaient des suppléants de titulaires : exili nostrx fucatus honore cathedrœ, dit Ausone de l'un d'eux, qui paraît avoir été son suppléant dans sa chaire de grammaire à Bordeaux (Prof., 23).