‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 304 sur 473 · Vers la quinzième année? Paulin de Pella, Euch · texte numérisé non relu

Vers la quinzième année? Paulin de Pella, Euch

formaient à la discipline littéraire, à interpréter les bons auteurs, et surtout à les imiter1. — Mais les uns et les autres procédaient par un même système : chez le modeste écolâtre qui montrait les lettres de l'alphabet 2 ou chez le rhéteur illustre qui commentait une harangue de Cicéron, la méthode de l'enseignement était pareille, et, de la sortie du berceau à la toge virile, l'enfant ne recevait la science que d'une seule manière.

C'était par le livre qu'il apprenait à connaître les choses, et rarement par leurs principes3. On lui présentait les règles de la grammaire grecque en lui expliquant un texte d'Homère * ; on lui racontait les faits de l'histoire en lui lisant Salluste s ;

i. Cf. 254.

2. Paulin de Pella, dès l'âge de cinq ans, immédiatement après les lettres de l'alphabet, se met à lire Platon, Homère, puis Virgile; Euch., 73 et s. Ausone recommande à son petit-fils de lire d'abord VIliade et Ménandre (Protr., 46-47). Voyez, dans les tables de l'édit. Schenkl (p. 266 et 277), les innombrables passages où il cite ou imite Homère.

3. Il a pu cependant y avoir quelques cours spéciaux ou lectures de manuels de droit (p. 250, n. 3), de géographie (p. 285, n. 2) et sans doute d'histoire; quelques-uns des exercices de versification d'Ausone (par exemple ses quatrains sur les empereurs) sont peut-être destinés à l'origine aux élèves : lui-même déclare avoir composé pour son fils des fasti, autrement dit un résumé chronologique de l'histoire romaine (Schenkl, p. 119). Et c'est sans doute l'abus scolaire de ces résumés et manuels qui nous a fait perdre tant d'oeuvres de l'Antiquité.

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