On peut le supposer; cf. p. 249, n
6. Il est probable que les professeurs de rhétorique savaient assez de droit pour plaider (cf. p. 250, n. 3, p. 264, n. 1); Ausone, Prof., 3, 7 et 10-18 : à moins qu'Aléthius, dont il est ici question, n'ait exercé comme avocat qu'avant d'être nommé rhéteur (ce que fit Delphidius, Prof., 6, 13 et s.).
8. VoyezMinervius(p. 260, n. 7), Arborius(p. 264, n. 1 ),Sedatus, rhéteur à Toulouse (Prof., 20), Exuperius, rhéteur à Toulouse, puis à Narbonne, plus tard gouverneur de province en Espagne par la faveur des neveuxde Constantin, ses élèves(Pro/., 18).
9. T. VI, p. 358; Ausone continue à dire Palladiœ loga docta Tolosœ (Parent., 5, 11; et aussi, Prof., 18,7).
Bordeaux, comme maître, l'oncle d'Ausone, ce rhéteur Arborius qui fut fameux eu son temps par son intelligence toujours en éveil et son ambition encore plus surexcitée1, et à lui enlever aussi, comme élèves, quelques-uns des plus illustres jeunes gens de l'Empire, frères ou neveux d'Auguste2.
Ces trois foyers d'études, Autun, Bordeaux et Toulouse, étaient loin de suffire au besoin d'apprendre. La Gaule, en ce temps-là, raffolait de l'étude, et ses maîtres étaient célébrés dans le monde entier3. D'autres écoles, héritières du passé ou improvisées depuis la Restauration, apparaissent ça et là dans les cités : à Trêves, où cependant la présence d'une cour et d'une armée gênait la vie studieuse4; à Narbonne, où l'enseignement n'était plus qu'une survivance d'anciennes gloires5; à Poitiers, où il préparait au contraire un long avenir de travail littéraire6; et même à Angoulême, petite
1. /Emilius Magnus Arborius a dû y enseigner sous Constantin; il y fut alors le maître d'Ausone. 11 semble qu'il ait été ensuite avocat aux tribunaux de province, en Narbonnaise, en Espagne, en Novempopulanie. Puis il alla enseigner la rhétorique à Constantinople, où il mourut : mais Constantin fit transporter son corps à Bordeaux, où Ausone célébrait régulièrement son anniversaire funéraire; Ausone, Parent., 5; Prof., 17.
2. Les frères de Constantin (Àus., Prof., 17) et ses deux neveux (p. 248, n. 2); cf. t. VII, p. 142, n. 4. Autres professeurs célèbres de Toulouse, les Bordelais Sédatus (cf. p. 263, n. 8) et Exupérius (p. 263, n. 8, ici, n. 5).