‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 324 sur 473 · Ici, n. 1 ; cf. p. 342-3, en particulier p. 342, n · texte numérisé non relu

Ici, n. 1 ; cf. p. 342-3, en particulier p. 342, n

5. Sulpice Sévère, DiaL, III, 6,3. Cf. t. VII, p. 256, ici, p. 296, n. 1.

6. Cf. t. VII, p. 254. Rappelons les chants des chœurs religieux, p. 343, n. 8 et 1 .

7. J'ai tout lieu de croire que le père d'Ausone, né à Bazas, mais domicilié à Bordeaux et marié à une femme d'origine éduenne (gens Mdua matri, dit Ausone; Lectori, 5), parlait le gaulois dans l'intimité (p. 255, n. 2).

le paysan n'oubliait pas toujours celle de ses aïeux, et dans cette Gaule où la vie des champs redevenait souveraine, le paysan, malgré sa servitude, préparait la loi de demain. La terre est si souvent plus puissante que l'école ' ! Bien des mots ou des tournures indigènes survivaient à la défaite apparente 2, et l'Eglise elle-même dut accepter quelque chose du celtique, refusant pour sa cloche le campana du latin et en férant le clocca des villages gaulois. Les lettrés eux-mêmes s'intéressaient, plus qu'autrefois, à ces mots étranges, à ces restes verbaux d'un vieux passé; ils savaient que Divona voulait dire « la source divine »3, vernemetum, « le sanctuaire éminent »4; ils notaient des formations hybrides, où le gaulois substituait ses thèmes au latin hellénisé, disant par exemple, pour « trépied », tripeccia au lieu de tripus5. Au jour, d'ailleurs très proche, où la langue romaine dominerait les moindres recoins de la campagne gauloise, elle garderait par devers elle bien des dépouilles de l'idiome national.

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