‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 337 sur 473 · Cf. p · texte numérisé non relu

Cf. p

3. Cf. p. 244, n. 3. L'ouvrage fut écrit vers 459, Paulin ayant quatre-vingttrois ans. Le titre est E-j-/apKmxo; Deo sub ephemeridis mese textu; édit. Brandes, dans le Corpus de Vienne, XVI, 1888, Paulin a été cornes privatx largitionis [res privatœ; cf. p. 16, n. 10, p. 48] de l'usurpateur Attale en 414 (v. 293-6). — Cf. J. Rocafort, Un type gallo-romain, Paulin de Pella, 1896; etc.

4. Claudius Rutilius Namatianus a écrit De reditu suo, en 709 vers (c'est le chiffre de ce qui reste ; l'ouvrage, incomplet, est interrompu avant l'arrivée sur les côtes de Gaule). Il est très certainement un Gaulois, peut-être de Toulouse (cf. I, vers496 et 510); le voyage est de 416, et c'est le voyage de retour de Rome, où Rutilius vient d'exercer la préfecture de la Ville : c'est donc un des plus grands personnages de l'Empire. — Édit. L. Mùller, 1870; Vessereau, Cl. Rutilius Namatianus, 1904.

j'avoue préférer ce pittoresque itinéraire sur les côtes de la Méditerranée au vulgaire récit du voyage d'Horace sur la voie Appienne; enfin Marcellus, maître des Offices, a composé un traité de pharmacie où il a groupé sans ordre des formules de Pline, des ordonnances de médicastres grecs ou des recettes de paysans ou de druides gaulois, en un mélange aussi hétéroclite que les remèdes préconisés par lui1.

Je cite pêle-mêle ces ouvrages, tout ainsi qu'ils se sont produits, c'est-à-dire au gré des caprices de leurs auteurs. Car nul écrivain n'était esclave d'un genre. Hilaire, avec ses hymnes2, a publié un nombre imposant de traités religieux3; et c'est, chez cet émule latin du Grec Irénée4, la première manifestation gauloise d'une littérature formidable, qui n'atteindra cependant son plus fort degré d'intensité que dans treize siècles, avec l'œuvre du grand Arnauld. Mais, en même temps que des Commentaires à saint Mathieu ou aux Psaumes5, on eut des éditions critiques des poèmes homériques6. Aucune espèce ne manqua à la production littéraire de la Gaule ; et Sulpice Sévère, qui fut le plus souple et le mieux doué des écrivains de ce temps, réalisa même ce tour de force, d'écrire en cent pages un manuel de l'histoire de Dieu et de son Eglise depuis la création du monde jusqu'à la chute de Priscillien7.

Tous ces écrits sont venus jusqu'à nous, et bien d'autres avec eux, qui méritent moins d'être connus. Mais c'est encore fort peu de chose à côté des ouvrages qui ont disparu au hasard des oublis de la postérité, traités de théologie8, poésies

Page 1