‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 357 sur 473 · Cf. t. VI, p. 139, t. III, p · texte numérisé non relu

Cf. t. VI, p. 139, t. III, p

dans Virgile le maître qui enseigne1. Mais la lîible est venue, que Dieu a inspirée, et l'humanité a enfin reçu le livre qu'elle attendait depuis des siècles pour en faire son refuge, son repos et sa gloire.

Pour interpréter ce livre, organiser le culte de Dieu et guider la vie des hommes, l'Eglise Universelle avait ses chefs, les prêtres et les évêques, entre lesquels se répartissait le peuple ou plutôt « la plèbe » des fidèles2 : car les Chrétiens de ce temps aimèrent à définir leur société à l'aide des termes de la vie publique, et le mot « plèbe » était celui qui convenait le mieux à la multitude des croyants, serrée autour de ses chefs, de son clergé, « élite » ou patriciat du peuple de Dieu3.

Ce clergé est le souverain moral de cette plèbe, ou, comme l'on disait en se servant du mot grec, de ces « laïques » \ L'évêque leur chef n'est pas seulement le surveillant des âmes, un pasteur de brebis, mais le dépositaire de la parole de Dieu, celui-là seul qui peut la comprendre et qui sait la traduire. Il administre les biens de la communauté, il préside à ses pieuses assemblées, il la représente dans la vie du monde 5. Pour l'assister, il a des prêtres6 et des auxiliaires d'ordre différent, diacres7, sous-diacres8,

Page 1