‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 359 sur 473 · Cf. Sulpice Sévère, Diat., III · texte numérisé non relu

Cf. Sulpice Sévère, Diat., III

4. Lettre d'Innocent à Victrice en 404, § 2, Patr. Lat,, XX, c. 470 : Episcopatus in Christo cœpit exordium.

5. Martin, in absolvendis Scripturarum quxstionibus; Sulpice, V. M., 25,6.

6. Pour ceci et ce qui suit, voir les conciles, t. VII, p. 125 et s., 149, 157 et s., 179, 184 et s., 212 et s., 218 et s., 253, p. 264, n. 6, 201 et s., 300 et s., 307, 305, n. 1-

7. Peut-être, à tout prendre, esl-ce là le fait le plus extraordinaire d'organisation que présente le Christianisme. La seule comparaison possible, dans le monde antique, serait avec l'assemblée des druides, à cela près qu'elle fut nationale et non universelle; mais c'est la même toute-puissance et, à certains égards, la même concurrence faite à l'Etat (t. IL p. 97 et s.; t. I, 5e éd., p. 528 et s.).

inscrit dans l'Église comme par une nouvelle naissance1. Par la communion, on affirme cet accord dans l'Eglise, on s'unit à tous ses frères et on s'unit à Dieu 2. Le baptême ouvre les portes de la demeure, la communion rassemble autour du foyer.

Peu à peu, par malheur, une fois franchi le seuil de l'Eglise, le Chrétien s'en vit interdire le sanctuaire le plus profond. D'irrésistibles habitudes religieuses, qui pesaient sur les hommes depuis des millénaires, les amenèrent à faire au clergé une part prépondérante dans le service et les approches de Dieu. Prêtres et laïques furent séparés en cette divine cène qui aurait dû les confondre3. Il arrivera même un jour où la communion absolue et constante fut réservée aux prêtres et aux évêques4 : le fidèle les verra s'unir à son Dieu sans que lui-même puisse l'atteindre dans la plénitude de l'essence éternelle3. Et cet acte d'un symbolisme merveilleux, d'un sens moral souverain, ce partage du pain et du vin, chair et sang du Sauveur, qui associait au souvenir du Christ les plus anciennes aspirations de la fraternité humaine et l'invincible désir des âmes de rejoindre leur Dieu, la communion tendait à devenir un mystérieux sacrifice, accompli en dehors des croyants par la vertu toute-puissante du sacerdoce6.

1. Regeneratus in Christo; Sulpice, V. Mart., 2, 8. Voyez l'épitaphe de la Viennoise Fœdula, baptisée par Martin (XII, 2115), Martini quondam proceris sub dextera tinta, crimina deposuit fonte renata Dei. Paulin de Noie dira, a propos du baptistère de Primuliac (p. 290, n. 1; Epist., 32, 2, c. 331) : Dcponentibus [l'expression est consacrée] in lavacro terrcnx imaginis vetuslalem.

2. Cf. Paulin de Pella, Eucharisticos, 476-477 (sacramenta Christi).

3. Cf. Duchesne, Origines, p. 189 et s., p. 228 et s ; ici, n. 5.

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