‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 361 sur 473 · N. 2; t. VU, p · texte numérisé non relu

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2. Le nombre des moines a dû s'accroître depuis Ililaireavec une extraordinaire rapidité (t. VII, p. 254, 257 et s.) ; Sulpice Sévère parle de près de 2000 qui auraient, dit-on, assisté aux obsèques de Martin on :i(.)7 (Epist., 3, § 18); monachorum caterva dénsatur au cortège de Rouen (§ 3; p. 343, u. 10). Cf. p. 343-345. — A travers les obscurités de l'histoire primitive du monachisnie occidental, j'aperçois pour la fin du ive siècle, en Gaule, les groupes suivants : 1° les juvenes des monastères à type de séminaire, voisins des villes ôpiscopales, tels que Ligugé et Marmoutier (t. VII, p. 254, 257-8); 2° les monastères, sans doute à effectifs très réduits, institués en particulier par Martin (t. VII, p. 270) pour desservir les églises rurales (monasteria et peut-être monasleriola : beaucoup de nos localités dites Mou tiers, Mohtier, Montreuil, etc., où il n'y a pas trace de couvent proprement dit [Longnon, p. 351 et s.], doivent avoir cette origine); 3° les monastères suburbains constitués régulièrement autour des tombes célèbres, tels que celui de Saint-Victor de Marseille, qui a pu être le premier et le plus caractérisé du genre (p. 235) ; 4° et 5° les moines disséminés dans les campagnes, en dehors du service régulier, soit vivant en commun (cœnobia, même monasteria), soit isolés en des cellules, celles-ci souvent groupées en hameaux (cellœ, cellulœ; Longnon, p. 357 et s.); aucun exemple précis pour la Gaule; mais la chambre construite dans le roc, dite oratoire de Saint-Aubin, à Saint-(]ermain-la-Rivière en Gironde, laquelle m'a paru antérieure au îv-1 siècle [peut-être un oratoire de source], mais utilisée comme ermitage, peut être regardée comme une cella typique de ce genre (C.-r. des travaux de la Comm. des Mon. hist. du dép. de la Gironde, 184U-7, p. 7-8; Revue des Et. anc, 1925, p. 122-4); voyez les moines de l'île de Capraja, lucifugi viri. chez Rutilius, I, 430 et B : 6° il est possible qu'il y eût déjà des couvents ou des moines urbains en Gaule, comme ceux dont parlera Zosime (V, 23, 7 et s.); mais on sait la répugnance des empereurs à autoriser la présence de moines dans les villes, l'institution ne leur paraissant propre que pour déserta loca (loi de 390, C. Th., XVI, 3, 1); 7° les Continentes du type Victrice (p. 300, n. 3); 8° les Abstinentes du type Priscillien (t. VII, p. 295, n. 6) : ces deux derniers groupes ne pouvant être que des laïques unis en confréries; T la catégorie innombrable et insaisissable des moines mendiants, dont la plupart n'étaient que des escrocs (p. 208, n. 2); 10" les moines commerçants de bourgades dont parle Jérôme (p. 344, n. 8); 11° les moines groupés librement prés des oratoires ou des basiliques (cf. p. 313, n. 5); 12° j'ajoute qu'il est parfaitement possible que les écrivains, en particulier Sulpice Sévère, appellent monachi l'ensemble des prêtres desservant une église, si du moins ils vivaient en moines, en cellules ou en communauté (cf. Dialogues, III, 3,4) : Martin est à la fois évoque et moine (V. M., 10, 3), et les monasteria qu'il constitue dans les villages (V. M., 13, 9; t. VII, p. 270), peuvent être simplement les groupes ou demeures de prêtres attachés à l'église (cf. t. VII, p. 270, n. 2; plus haut, n° 2).

les vierges consacrées au Seigneur1, les veuves2, les confréries d'hommes voués à la chasteté 3, les enfants ministres des autels4, toute une aristocratie spirituelle qui tâche de conserver en elle la prérogative de la sainteté5.

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