Sedes, cathedra; cf. p. 230. n. I
4. Garguier, Ceyreste et Toulon dans la civitas Arrlatensium, si du moins il n'y a pas eu d'abord et pendant quelque temps transformation politique du pagus en civitas; cf. t. VII, p. 305, n. 3. — La création de civitates nouvelles après 400 a pu avoir parfois pour cause l'installation d'éveques dans de grands pagi ruraux, par exemple Ncvers et Màcon, chez les Eduens (t. IV, p. 505, n. 4); Laon, dans la cité de Reims; Uzès (t. VI, p. 338, n. (>), Maguelonne (cf. t. VI, p. 346, n. 2) et Arisitum [j'hésite maintenant à le placer à Mais, cf. t. VI, p. 338, n. 7; je préférerais dans un quartier excentrique du Vigan : Saint-Euzeby?], dans le territoire de Nimes; Agde, danscelui deBéziers; Carcassonne etElne, dans celui deNarbonne; Bayonne, dans celui de Dax; Melun, dans celui de Sens; Windisch, dans celui d'Avenches; Belley, dans celui de Besançon; sans parler de Toulon et de Nice.
5. Cela n'est pas attesté en Gaule, où les domaines étaient moins étendus.
une rigueur absolue : grandes et petites cités formèrent chacune un diocèse épiscopal, et on' eut dans le pays de Buch un évêque de la cité des Boiens ', cité misérable faite de quelques hameaux de pêcheurs et de résiniers2, aussi bien qu'on avait à Trêves un évêque de la cité des Trévires, où des centaines de milliers d'hommes obéissaient à une ville d'empereur. Désormais, toute cité de la Gaule sera diocèse d'évêque, comme elle est siège de sénat et ressort de magistrats3, comme elle fut, au temps de l'indépendance, royaume de prince ou r^ation de vergobret\ Le Christianisme adapte sa vie à cette forme politique que plus d'un millénaire a consacrée; il en reçoit une sanction nouvelle en s'appuyant sur l'œuvre des plus anciens temps; et en retour il lui donne une force inattendue, en ajoutant à cette œuvre l'attache divine de la communauté chrétienne. C'est grâce à lui que la vie municipale réussira à garder toute sa force. En vain la royauté barbare, héritière des habitudes impériales, essayera de diminuer cette force locale en l'attaquant d'en haut par l'envoi d'un comte de la cité3 : la cité résistera en vivant d'elle-même autour de sa cathédrale et de son évêque. Elle acquerra en prestige moral plus qu'elle ne perdra en valeur politique. Cette cité des Arvernes, par exemple, qui dans le passé lointain de la Gaule a été le royaume de Luern, de Bituit, de Celtill et de Vercingétorix, qui sous les Romains a conservé l'orgueil de ses dieux, de ses temples et de ses richesses c, va continuer fièrement son existence sous la loi sainte de ses évêques, envoyés de Dieu 7.
1. Revue des Et. anc, 1905, p. 74. N'oublions pas que c'est la continuation d'un état de choses qui remonte jusqu'aux temps gaulois; cf., pour le pays de Buch, t. Il, p. «1.