‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 405 sur 473 · Mathieu, Évangile · texte numérisé non relu

Mathieu, Évangile

4. Voyez le burgus Leontii (Bourg) chez Sidoine Apollinaire, Carmina, 22; ici, p. 132, n. a, et aux renvois, p. 290, n. 2. p. 292, n. 1. — Pour les mosaïques, en dernier 1 ieu, Mosaïques chrétiennes, par Marcel le Van Berchem et Etienne Clouzot, Genève, 1924.

5. La villa iVAvitacus de Sidoine Apollinaire, p. 185. n. 3 et 7, p. 202, n. 1 et 3.

statuaire sculptèrent les plus fameuses des scènes bibliques1. Dans le grand cimetière d'Arles aux bords du Rhône, les générations chrétiennes continuèrent, sans qu'il y eût lacune, l'œuvre commencée par les artistes de la colonie de César; et une suite ininterrompue de bas-reliefs conduisait l'attention des passants depuis la mort d'Hippolyte, qui décorail la tombe d'un contemporain des premiers Augustes2, jusqu'au passage de la mer Rouge par Moïse et les Hébreux, qui annonçait la dernière demeure d'un disciple ou d'un frère de saint Martin3. Les Gallo-Romains avaient jadis moulé les épisodes de la mythologie sur les vases d'argile de leur vaisselle de table4; ils cisellent ou ils sculptent maintenant sur leurs coupes de verre, sur leurs tablettes d'ivoire, sur leurs fioles d'argent, les récits de leurs livres chrétiens ou les images des annonciateurs de leur Dieu : objets et sujets ont changé, mais le besoin s'impose toujours à l'homme de reposer et de réjouir son regard, de fixer un instant par ses yeux la vie de ses rêves ou la forme de ses espérances5. Ceux mêmes des Chrétiens à qui le luxe extérieur demeurait indifférent, ceux qui se contentaient de vaisselle de bois 6, tenaient du moins à faire participer à ce luxe les églises de leur dévotion : Paulin de Bordeaux voulut que la basilique de son cher Félix de Noie fût une merveille de richesse et de beauté, et il en parlait avec la même passion et le même besoin de gloire que l'Athénien Périclès avait parlé du Parthénon7.

1. Voye?, dès les abords de l'an 200, le tombeau de La Gayole, où d'ailleurs il n'y a pas de .scènes, mais des figurations symboliques; t. IV, p. 509-510. — Ouvrages de Le lilant, etc., p. 289, n. 2, p. 290, n. 3, ici, n. 3. — Le Chrislianisme a certainement réveillé la sculpture funéraire, peut-être parce que la tombe étail assimilée a un autel (p. 312, n. 1).

2. T. VI, p. 189. J'ai peine à le reculer jusqu'au temps de César.

3. Le Blant, Étude sur les sarcophages d'Arles, p. 10, 50, 58, 57.

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