‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 417 sur 473 · Cf. p. 300, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 300, n

7. Devotarum inlibatarumque virginum chorus crucis portât insigne; § 3;sacrœ inviolatmque virgines; § 5. Cf. n. 11.

8. Innocenlium puerorum perstrepit sonora lœtitia; § 3. Ce sont sans doute les lectores et autres juvenes (p. 296, n. 2).

9. P. 300, n. 3. Victrice les distingue nettement des moines : Continentium... multitudo; § 3, et en deux fois.

10. Monachorum limata jejuniis caterva densalur; § 3. Kt plus loin, ib., gaudium sanctorum est turba castorum vise les moines.

11. Le chant des psaumes est indiqué d'une manière générale par pectora referta psalmorum divitiis, § 3; pour les enfants de chœur, ici, n. 8; pour les vierges, virgines psallite, § 5. — Y avait-il aussi, rton pas des danses, mais des pas en cadence, des marches rythmées? £)n pourrait le conclure du passage, adressé aux vierges (§ 5), et choreis tramites quibus ad cœlum ascenditur et pede pulsate. Mais l'éditeur, Lebeuf, inquiet, dit de Victrice, metaphorice loguitur.

quarante ans, elle n'en possédait pas un, et ignorait ce genre d'êtres l. A la fin du siècle, on en trouve par centaines, peutêtre par milliers, dans chaque cité 2. Il en émerge de toutes les conditions sociales, et toutes les variétés se rencontrent dans cette espèce. La vie dévote a, du plus riche jusqu'au plus pauvre, drainé à elle des myriades d'hommes. Voici les ascètes sortis de leurs cellules, aux regards éblouis par la lumière du jour 3, et voici les jeunes séminaristes, pâlis par la méditation et les pieuses rêveries 4. Mais à côté de ces beautés d'âmes, combien n'ont cherché dans l'habit du solitaire que la gloriole d'une sainte apparence ou le prétexte à fuir d'autres devoirs! Des fils de sénateurs se sont faits moines pour échapper à la vie publique, et parmi eux se trouvent un arrière-petit-fils d'Ausone s et même un parent des Césars G, et la qualité de moine ne les empêche pas de mener grand train de vie 7. Et il en est d'autres qui sortent sans doute de la bourgeoisie, et que l'on voit continuer, sous leur costume religieux, le commerce familial 8. De beaucoup d'entre eux, on ne sait d'où ils viennent, et leur aspect minable ou leur allure menaçante fait qu'on les redoute comme des mendiants importuns ou des coupeurs de bourses 9. Car si le peuple de Dieu a ses rois avec les

1. Je ne peux rapporter en Gaule aucun texte au monachisme avant le retour d'Hilaire; t. VII, p. 254.

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