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(». Cf. t. VII, p. 21)4.
7. Affaire de Carausius, t. VII, p. 75 et s. ; do Maxime, t. VII, p. 290-1.
Pourquoi ne serait-elle pas la contrée de l'Empire la plus capable d'inspirer un maître et de lui façonner un État? Sa personnalité est devenue chaque jour plus énergique, plus visible de tous1. Les hommes qui observent ne cessent d'admirer sa structure physique, ce beau corps de terre « dessiné par la nature comme par une main d'artiste »2, et le dernier des historiens de Rome, Ammien Marcellin, parle d'elle avec le même enthousiasme3 que Strabon, le premier des géographes de l'Empire4. Cette contrée conserve son nom de Gaule, dont l'origine se perd dans la nuit des temps3; ses habitants sont fiers de se dire des Gaulois, de parler de leur Gaule, et les empereurs eux-mêmes, dans leurs harangues officielles, répètent ces noms avec respect et gratitude6. Un long passé s'attache à ces mots, et, si ce passé n'a pas la beauté de celui de la Grèce ou le mystère de celui de l'Egypte, ce n'en est pas moins un passé de gloire et d'unité, et les Romains rappelaient encore le souvenir des druides et de l'Allia7. Les hommes de ce pays formaient, non pas une agglomération d'êtres disparates, mais une vraie race, « une nation », comme l'on disait alors8, ayan
i. T. IV, ch. XI, § il.