Loi de 337, C. Théod., XIII, 4, 2: ici, p. 107, n
."'.. Sans quoi les curies n'auraient pas réclamé avec tant d'insistance.
0. P. 34, n. 2. Ht c'est peut-être pour cela que les empereurs ont pu se croire Béa en exemptant les personnes, soldats, prêtres, professeurs ou sénateurs, que leur condition, en quelque sorte au service de l'Empire, détachait en apparence de la vie municipale.
groupement des hommes en catégories fiscales et en classes • sociales.
Ce fut donc la bataille, à propos de l'impôt foncier, entre le système municipal et le système des classes, entre les cités et l'Etat; et cette bataille, qui datait des temps antonins1, devait durer jusqu'à la fin de l'Empire avec des vicissitudes très diverses2. Tout compte fait, je crois que les curies, au moins en Gaule3, ont été les plus fortes, et qu'elles ont su garder ou ramener leurs bourgeois et leurs contribuables. Les empereurs ont fini par comprendre que de la capacité financière des communes dépendait la force des caisses publiques, que cette bourgeoisie de moyens propriétaires et de citadins laborieux était tout à la fois celle qui payait le mieux et celle qui travaillait le plus, la source essentielle de la richesse, de la discipline et de la paix. Ils promulguèrent plus de lois en faveur des municipes qu'ils n'en laissèrent échapper pour les affaiblir '. Le plus intelligent d'entre eux, Julien, renvoya assez brutalement aux curies tous ces déserteurs de l'impôt qui pullulèrent sous l'empereur Constance, prêtres, sénateurs, fonctionnaires, vétérans, métèques et autres, parasites de Dieu ou du prince, et qui, sous le prétexte d'être serviteurs de l'Eglise ou de