‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 69 sur 473 · Code Théod., XI [, 6, 21 (per mansiones · texte numérisé non relu

Code Théod., XI [, 6, 21 (per mansiones

4. Voyez les localités modernes citées p. 53, n. 5 et 8, et ici, n. 5 et G. — Je pose une question sans pouvoir y répondre : la plupart, sinon la presque totalité des mansiones rurales, étant sur le territoire d'un grand domaine, quel pouvait être le rapport du propriétaire de ce domaine avec l'administration publique de la poste et de la station? Cf. p. 183, n. 3.

5. De là, le rôle que les Vies de saints, peut-être d'après des documents authentiques, font jouer à ces gîtes. Bufin et Valère, sur la route de Beims à Soissons, ad impériale palatium [Bazoches; cf. p. 52, n. 6, p. 53, n. 8]frugum horrea conscrvabant (14 juin, II, p. 797) : ce sont deux prœpositi horreorum ou mansionis suivant la formule du Code Théodosien (cf. p. 53, n. 2). Voyez d'autre part la description de l'entrepôt de Tournus, qui cadre avec tout ce que nous savons de l'institution (dans la vie de Valérien, 15 sept., V, p. 24) : Trenorciensis oppidi... locus olim ab antiquis castrense horreum [castrensis désigne une dépendance du palais impérial: cf. A'oi., Occ, 15] vocitatum, ab hoc sine dubio quod a remotioribus consueta vcctiguliu [en nature] deferebantur; etc. Ibi ex diversis mundi partibus [sans doute .illusion aux plaids du gouverneur? ici, n. 2 et 3] Mac homines conjluebant. Il n'y a donc pas à s'étonner si un évangéliste chrétien ait choisi ce lieu de passage populaire pour s'y installer et y prêcher.

ti. Voyez les QOins cites ici, a. 5, p. 53, n. 5 et 8. Et de même, les localités dont le nom peut venir de mansio : certaines «Maisons » ou « Maison » (cf. Longnou, Nom* de lieu, p. 117), et peut-être certains « Mas », comme Le Mas-d'A gênais, lequel, étant sur la route d'Agen à Bordeaux, et non loin de la frontière' entre les cités d'Agen et de Bazas(cf. p. 52. n. 6), peut représenter une mansio Aginnentis, une station municipale de la cité d'Agen. — Il est possible que certaines ruines du Bas Empire (murs en petit appareil maçonné avec lignes de briques) qu'un pourra rencontrer sur les routes romaines, soient des vestiges de mansiones plus ou moins fortifiées plutôt que de villas (cf. p. 221, n. 7). La différence entre la villa, leburgus, luvicus fortifié et la mansio a dû s'effacer à peu près complètement; je doute, par exemple, qu'il n'y ait pas eu de thermes dans la station postale.

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