‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 88 sur 473 · II. — LE ROMAIN S'ELOIGNE DE LA VIE MILITAIRE · texte numérisé non relu

II. — LE ROMAIN S'ELOIGNE DE LA VIE MILITAIRE

Ceux qui comprenaient ces mots, ceux qui les mettaient encore dans l'idéal de leur vie, ceux-là demeuraient plus que jamais étrangers au métier des armes. Le mal que nous avons signalé à la fin du siècle précédent'', ne fit qu'empirer sous les trois dynasties de Constance, de Valentinien et de Théodose 5. Aucun prince n'a tenté de rappeler aux sénateurs, aux décurions, aux possesseurs de terres, aux médecins, aux avocats, aux professeurs, aux industriels, aux artisans, aux prêtres, à tous les hommes libres, que le service militaire est un devoir de la

1. Cf. p. 7. A la désignation de Julien comme César par Constance, à Milan (t. VII, p. 182); Ammien, XV, 8, 15. A son avènement comme Auguste, à Paris (t. VII, p. 222-3, 224-5), magnitudine sonus Augustum appellaverc consensione firmissima; XX, 4, 14. A la proclamation de Gratien comme Auguste par son père, à Amiens (t. VII, p. 239-240); XXVII, 6, 10. Etc. Voyez le mot de Majorien dans sa proclamation au sénat (Novclles, 7, p. 156, Mommsen) : Imperatorem me factum vestrse clectionis arbitrio et fortissitni exercilus ordinatione.

2. Jurant per Deum et Christian et Sanction Spiritum et per majestatem imperatoris, tjuœ secundum Deum generi humano diligendaest etcolenda; Végèce,II,5, éd. Lang, 1885.

3. Il y avait bien dans le serment, jurant nec mortem recusaturos pro Romana republica, mais cela venait après omnia se strcnue facturos, quœ proeceperit imperator ; Végèce, II, 5.

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