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Forêt Noire *, et sans aucun doute encore Julien et Constant ou Constantin et son père en ouvrant aux Francs les cadres de l'armée2. Depuis Postume3 jusqu'à la chute définitive, la pensée secrète des princes et des Romains, et qui à leur insu dictait les loisdes uns et les actesdes autres, était qu'un homme de condition déroge en servant sous la tente. Nous connaissons dans tous ses détails et dans tous ses membres la vie d'une grande famille de la Gaule au quatrième siècle, celle d'Ausone le rhéteur de Bordeaux, nous la suivons depuis le grand-père jusqu'au petit-fils : ils ont été professeurs, sénateurs municipaux et sénateurs d'Empire, gouverneurs de provinces, ministres d'État, grands propriétaires : pas un n'a fait campagne, pas un non plus n'a ambitionné d'être tribun ou préfet de légion, ù"uc ou comte de commandement militaire, et pas davantage maître supérieur de la milice4. C'est à peine si, de loin en loin, quelque jeune Romain de bonne famille, avide par hasard de courses et d'aventures, demandait à servir dans la garde impériale6 : mais c'était service d'officier d'ordonnance ou d'étatmajor, et il s'y trouvait d'ailleurs au milieu de Barbares6, comme le serait un Français dans la légion étrangère.
Ne croyons pas cependant que, même sous Théodose, il n'y •eût que des Barbares dans l'armée7, qu'aucune place n'y fôt