Voyez la loi de Valentinien en 375, VII
5. C. Th., Vil, 13, lois 16 et 17; VII, 18, lois 10 et 17; cf. ici, p. 77, n. 6. Les recruteurs travaillaient d'ailleurs pour le compte des propriétaires taxés aussi bien que pour celui de l'État. Il y avait d'incroyables abus, enlèvements, etc.; VII, 13, lois 8 et II.
6. Zosime (IV, 12, 2) dit qu'un des mérites de Valentinien est d'avoir fait appel non seulement à des Barbares, mais aussi èx tù>v èv tôt; ûtcô 'Pwixatouç eOveart yco)pY(i")v. Et cet état de choses explique en partie pourquoi, quelques années plus tard, on se réjouit tellement à l'arrivée des auxiliaires goths (t. VII, p. 289-290).
7. Voyez la discussion de Végèce (I, 3), utrum de agris an de urbibus utilior tiro sit, et sa conclusion, ex agris ergo supplendum robur prœcipue videtur exercitus.
8. Voyez là-dessus, eu attendant son travail d'ensemble, les remarques de Roslovtseff, Le Musée Belge, XXVII, 1923, p. 233-242
Ajoutez à ces recrues d'office les fils de vétérans, à demi contraints de suivre la carrière paternelle1, et aussi pas mal d'aventuriers, soldats volontaires auxquels le métier des armes offrait toujours l'attrait de la solde et du butin2. Et l'on arrivera, pour l'ensemble des Gaulois au service sous Théodose, à deux ou trois dizaines de milliers d'hommes, de quoi faire quelques bonnes unités 3.
Il n'est point sûr que la chose fût pareille dans le reste de l'Empire. En Orient, surtout depuis l'afflux des Goths et des Alains, l'élément indigène est insignifiant dans l'armée romaine1, et souvent de valeur fort médiocre5. Mais nous sommes en Gaule6 : et ici, comme l'ont dit tous les contemporains, les traditions militaires ne se sont jamais perdues. Les hommes y sont soldats à tout âge; jeunes et vieux y apportent la même joie à combattre ; leur ardeur et leur endurance fai-