‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 95 sur 473 · Voyez tout le récit chez Ammien, XIX · texte numérisé non relu

Voyez tout le récit chez Ammien, XIX

4. Sur l'emploi progressif de Barbares par les empereurs : Postume, t. IV, p. 579, n. 4; Probus, t. IV, p. 607; Maximien, t. VII, p. 64 et s., 62-63; Garausius, id., p. 77 et s. (cf. Eutrope, IX, 21) ; Constance, id., p. 86-88 ; Constantin, id. , p. 112-:! ; Constant, id., p. 146, n. 2; Constance H, id., p. 164, 165 et s.; Magnence, id., p. 152, 155, n. 4; Julien, id., p. 201, n. 1, et ici, p. 92, n. 3; l'usurpateur Procope, Zosime, IV, 7, 3; Valenlinien, t. VII, p. 245-7, et ici, p. 91, n. 4; Gratien, t. VII, p. 277 et s.; Arbogast, id., p. 312 et 317; Valens et Théodose, id., p. 286 ets. (cf.Pacatus, Pan., XII, 32-33 ;Socrate, V, 25, Pair. Gr., LXVII, c.652; Sozomène, VU, 24, id., c. 1489). Ce n'est au fond, en ce qui concerne les Germains, que la suite, avec majoration et aggravation continues, de la politique inaugurée par César lors de la guerre des Gaules (t. III, p. 181), continuée par Auguste (t. IV, p. 137), et, ensuite, en particulier par les Antonins (t. IV, p. 474, n. 3).

5. J'emploie ce mot dans un sens général : il y a bien des Gallo-Romains parmi les corps dits auxiliu (cf. t IV, p. 137; ici, p. 78, n. 4, p. 77, n. 3), peut-être des Germains dans les légions (p. 81, n. 8 et 9), et bien des troupes formées par les Barbares (par exemple celles de Lètes, p. 82 et s.) ou accessibles à leurs engagés (par exemple les scholx du palais, p. 90, n. 4) ne peuvent être traitées en auxilia.

l'Empire, soldat d'office, et pour ainsi dire attaché à la tente comme un esclave à la glèbe1, jusqu'au Germain libre ou même noble, venu des terres lointaines pour louer ou prêter aux empereurs le service de ses bras2.

La condition la plus dépendante3 était celle de ces Francs ou autres Germains4 que Maximien ou ses successeurs avaient installés sur les terres de Gaule5 : ce n'étaient que des prisonniers, qui, en échange de la vie et d'une certaine liberté, avaient été, eux et leurs descendants, astreints à une double obligation, travailler un champ comme colons d'un propriétaire6, et servir à l'armée comme soldats de l'empereur7. Mais une fois pris pour le service, ils étaient versés individuellement dans les corps de troupes8 à titre de sujets et presque de Romains, et, même en fonction de guerriers, plus rien ne rappelait leur origine germanique9.

De condition supérieure étaient ceux qu'on appelait les

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