‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 99 sur 473 · Voyez les n. 5-6, p. 85, n. 1, et la Notitia, Occ · texte numérisé non relu

Voyez les n. 5-6, p. 85, n. 1, et la Notitia, Occ

9. Devenus les Sermiers, Sermaize, Salmaise, Sjaumaise, Charmasse, etc., si fréquents de nos jours (Longnon, Noms de lieu, p. 132 et s.); autres, près de

étaient toujours sous le coup d'un ordre de mobilisation ' leurs hameaux ressemblaient singulièrement à des campements militaires2, et ils ressortissaient à un préfet de la milice3, et non pas à un juge municipal.

Il faut rapprocher encore de ces Lètes et de ces Sarmates quelques tribus ou portions de tribus germaniques réfugiées en Gaule et librement accueillies par l'empereur, à la seule condition d'y vivre en sujets dociles et de donner de bons soldats4 : les Bataves, jadis provinciaux de l'Empire, et maintenant chassés de leur île et traités en fugitifs5; les

Trêves (t. VII, p. 60, n. 8); le bourg de Tiffauges en Vendée, probablement le centre de l'établissement des Taifales de Vendée, et qui a donné son nom au pays (pagus Taifalicus). Sur les noms de lieux venus des Saxons, Longnon, ib., p. 134 et s. — Je ne pense pas qu'il y ait à parler ici des Chamaves; cf. t. VII, p. 67, n. 1.

1. Leur condition est nettement indiquée par l'offre des Limigantes (qui sont des espèces de Sarmates) à Constance : Onera tributariorum et nomen [la capitation plébéienne? p. 45, n. 2],.. suscipere terras discretas [ce sont bien les nombreux groupes ici mentionnés],., proletarios,.. tirocinia (Ammien, XIX, 11, 6-7).

2. L'organisation de cette espèce de Barbares n'est pas absolument la même que celle des Lètes et assimilés, ceux-ci le plus souvent groupés auprès d'une ville ou d'une bourgade (p. 83, n. 4) : les Sarmates paraissent plus dispersés, en colonies bordant les grandes routes, et groupés, comme le seraient des postes de maréchaussée, sous les ordres d'un prœfectus à très vaste ressort. La Notitia (Occ, 42, 65-70; incomplète) indique 6 de ces ressorts : 1° le préfet des Sarmat.c et Taifali Gentiles en Poitou (Pictavis doit désigner ici le territoire), sans doute sur la route de Nantes à Poitiers (t. VI, p. 407, n. 1 ; cf. ici, p. 109, n. 7); 2° Sarmatse Gentiles, a Chora Parisios usque, route militaire de la Cure à Paris (cf. t. VII, p. 54, n. 7, t. V, p. 89, n. 3, p. 90, n. 2); 3° les mêmes, inter Remos et Ambianos, sans doute sur la double route de Bretagne entre Reims et Amiens, l'une par Soîssons et Novon, l'autre par Laon et Saint-Quentin (cf. t. VII, p. 34, n. 7, t. V, p. 90, n. 1); 4° les mêmes, per traclum Rodunenseni et [Vel]lawwrum, routes des Cévennes, par Roanne et le Velay (cf. t. V, p. 92, n. 3, p. 93, n. 6, t. VU, p. 54, n. 7); 5° les mêmes, Lingonas (sur les routes du carrefour de Langres? cf. t. VI, p. 431-432) ; 6° un préfet des mêmes, dans une région indéterminée {Au... [Auxerre? Orléans ?]). Je ne doute pas que ce ne soit de ces colonies et prévôtés que sont sortis les corps spéciaux de Sarmates (conçut Sarmatarum; Occ., 40, 54) et de Taïfales (Equités Taifali; Occ, 6, 16 et 59; 7, 205; cf. p. 101, n. 2), d'ailleurs en garnison hors de Gaule. Les Sarmates de Sohren (t. VII, p. 66, n. 8) sont sur la grande route militaire de Mayence à Trêves. — Il a pu y avoir, à côté de ces établissements militaires, des colonies de Sarmates purement agricoles.

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