‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 112 sur 776 · Plutarque, Marius · texte numérisé non relu

Plutarque, Marius

4. Plut., M., 23; Apoph., p. 202 d; Florus, I, 38, 12; Valcre-Maxime, V, 8, 4, etc. L'épisode raconté par Frontin (I, 5, 3) doit se rapporter à la tentative des Romains pour traverser l'ennemi. D'après un autre récit, la garnison se serait échappée (Pline, XXII, 11; Tite-Live, Ep., 68?) : ce récit doit provenir d'un annaliste romain, qui aura embelli les choses; cf. Miillenhoff, II, p. 141-2.

5. La date résulte de ce qu'on était en hiver (p. 88), et de ce que Catulus est déjà proconsul (Tite-Live, Ep., 68). Plutarque place le désastre où noAAaîç uo-Tspov r,jj.Épatç après Aix {M., 23) : c'est au moins deux mois, je crois.

6. Plut., M., 23; Florus, I, 38, 13; Orose, V, 16, 14; Dion Cassius, XXVII, 04.

les villes seules survécurent, épaves au milieu des flots ennemis'.

A la fin du printemps, Marins revint avec son armée victorieuse'^ Il rejoignit celle de Catulus, et, à la tête de plus de cinquante mille hommes, il se mit en campagne ^

Le consul sentait ses troupes assez fortes et assez sûres pour lui permettre de renoncer aux lenteurs et aux précautions d'une guerre savante. Il franchit le Pu, alla chercher les Germains, qu'il rencontra fort loin vers l'ouest, enlre Turin et Milan \ et il ne refusa pas de parler avec eux. Leur chef de guerre, le roi Boïorix, vint le trouver, et, suivant la coutume des Barbares, lui proposa un jour et un lieu pour la bataille qui déciderait entre Rome et son peuple. Marins accepta, et le rendezvous fut fixé à trois jours de là, dans les plaines de YerceiP.

Des deux côtés % les troupes furent disposées avec intelligence, €t les rangs furent pris avec ordre. Marius divisa son armée en trois corps, plaçant au centre le moins solide : il la tourna le dos au soleil, pour que l'ennemi eût contre soi la chaleur et la lumière de cette journée de canicule (30 juillet 101''). Les Cimbres firent de leurs bandes deux énormes parts : d'un côté, l'infanterie, massée en un carré d'une lieue et demie de front, et de l'autre, leurs quinze mille cavaliers. — Ce furent les Barbares qui se mirent les premiers en branle : leurs escadrons «squissèrent un mouvement de recul, les Romains eurent le tort

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