‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 119 sur 776 · Cf. p · texte numérisé non relu

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7. Cf. p. 11-12 et 36; t. I, p. 409. Je doute, vu l'hostilité des Salasses, très, insuffisamment soumis (p. 58, n. 2, et p. 108, n. 8), que les cols du val d'Aoste, Petit et Grand Saint-Bernard, aient été fréquentés des Romains.

les indigènes, afin de créer une ville romaine, de la doter d'un territoire, d'assurer aux colons des terres de culture'. Ailleurs, par exemple à Toulouse ^ à Aix% à Vienne \ on dut se borner à réserver un terrain à l'intérieur ou près de la ville gauloise, pour y installer les colons italiens et la garnison qui les protégeait.

Les usages politiques de ces peuplades furent également respectés. Elles perdirent, cela va de soi, le droit de guerre^ et de coalition, et des tributs furent imposés à la plupart d'entre elles*. Mais elles continuèrent d'obéir à leur sénat, à leurs rois ou à leurs magistrats', et de se gouverner suivant leurs lois et

1. C'est à cette mainmise sur terres indigènes au temps de la conquête, que fait allusion Cicéron {Pro F., 1, 2; cf. 8, 10) : ^6 senalu agris urbibusque miillali sunt [à Narbonne en 118, p. 128, n. 7; puis à Toulouse en iOG, p. '64-5]. A voir, à Monllaurès, la disparition de débris indigènes et l'absence de ruines romaines, on peut croire qu'il y a eu expropriation des Barbares de la colline et des environs : Monllaurès est près de Narbonne.

2. Au moins avant 106, cf. p. 63, et ici, n. 1. Le texte de Dion (XXVII, 90) et l'inscription de 47 (C. /. L., XII, 5388) semblent montrer que des colons et une parnison étaient installés dans la ville gauloise même, à Vieille-Toulouse, et les trouvailles de monnaies confirment visiblement ce fait (Ponsan, Bull, de la Soc. arch. du Midi, in-8°, n° 20, 1897, p. 98 et suiv.). J'hésite cependant à croire qu'un castellum n'ait pas été installé, après 100, sur l'emplacement actuel de Toulouse. Cf., sur les origines de Toulouse : Audibert, Diss. sur les origines de Toulouse, Avignon, 1764 (a le premier signalé l'importance de Vieille-Toulouse); B[arryJ, Ilisl. (jén. de Languedoc, n. éd., I, p. 167 el suiv.; Joulin, ici, t. Il, p. 305, n. 4.

3. Cf. p. 12-14. Le castellum romain est, ici, en dehors et au pied de la ville indigèpe.

4. Dion Cassius, XLVI, TiO, 4 : les colons semblent habiter dans la ville. — Malgré l'autorité des inss. p, je ne puis admettre Carcassonnc {Carcasone, César. m, 20, 2; omis par les mss. a) comme une ville peuplée de ci.toyens romains en 30.

Si c'est de Valence, Valenlia, qu'il est question pendant la révolte des .Vllo-

broges (p. 122, n. 8), les Romains auraient déjà fondé là une colonie ou tout au moins un castellum à nom latin.

5. On dut leur laisser leurs oppida ac muros (cf. p. 03-4 et 122-4; chez les llelviens, César, Vli, 63). Et il n'est pas probable qu'on ait procédé à un désarmement général de la population (cf. César, Vil, 65, 2 et 3).

0. Cela résulte, assez vaguement, de César, De h. G., VII, 77, 14-10; cf. p. 99 el 120. Les cités fédérées (p. 97) étaient invnunes; mais il est possible que liiuinunité fui souvent suspendue jCic, Pro F., 8, 10).

7. Un TiYEtJ-wv chez les Vol(|ues Teclosages (Plut., Sylla, 4); un princcps rivilalis chez les Helviens (Ces., De b. G., VII, 65, 2; cf. t. Il, p. 46, n. 1); chez les Allobroges, on mentionne un sénat, el ■< le sénat et le peuple » (Plut, (-'l'c, 18; Cic, OU., 111, 4, 10, ll\ des ],rinriprs (César, Vil, 64, 7; Sali., Cut., 41, 2), un ]nduciomnrus dux amplisaimus (lolliic (Pro Font., 8, 17; 17, 30), un chef de guorro, Catugnotus, de toute la nation (|i. 122), un autre, Adbucillus, qui principatum in

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