CONDITION LEGALE DE LA PROVINCE
coutumes'. 11 ne leur fut niènie pas interdit d'envoyer des ambassades à Rome pour y traiter de leurs aiïaires-, et peutêtre, chaque année, le proconsul réunissait-il à Narbonne les principaux de leurs chefs afin de résoudre ensemble les questions importantes \
Le peuple romain apparut d'abord à leur endroit plutôt comme un suzerain que comme un maître absolu : quelquesunes d'entre les nations reçurent le titre de cités « libres » ou « fédérées », qui supprimait toute formule de sujétion*; et si ce titre fut spécialement conféré aux peuplades qui s'étaient rendues sans coup férir, telles que les Volques ^ les autres habitants de la Province étaient également appelés, non pas des vaincus et des sujets de Rome, mais des alliés et des auxiliaires de son empire ®.
Mais cela n'était que formules et mensonges. S'il fut peutêtre rédigé une « loi » de la Province, définissant les droits et les devoirs réciproques du peuple romain et des cités gauloises ^ elle ne tarda pas à être violée impunément. En fait, toutes les nations étaient à la merci du peuple romain et du maître qui venait en son nom *.
En temps de guerre importante, l'autorité appartenait à un
civitate multis annis obtinuerat (César, De b. c, III, 59, 1), d'autres qui gèrent ampliS' simos magistratus (id., 2). BauiXe-jç sur les monnaies de Bitouxoç et de Kaiav-ioXo; (cf. p. 128, n. 6), peut-être antérieures à 121. Il ne serait pas impossible que la royauté ait été presque partout supprimée par Rome.
1. Je ne suis pas sûr que les Romains aient aboli les sacrifices humains (Pro F.,
10, 21). Pour le costume, on dit toujours des Gaulois, sagatos braccatosque (Pro F.,