‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 129 sur 776 · Voyez les concessions du droit de cité, j · texte numérisé non relu

Voyez les concessions du droit de cité, j

4. Il ne 8enii)le avoir rencontré d'autre difficulté que l'ohlii^alioii de payer (rijjut aux liarljaros des n)onluf::nes (Alpes Cottiennes?) pour s'assurer le passap; (IMul., .S'tT^., 0). — Sur la date, en dernier lieu, Slahl, p. 35-3C. Cf. p. 102, n. 5.

5. Sylla envoya contre lui, sans doute par la Gaule (en 82 ou 81?), C. Annius, proconsul en Kspagne : Annius dut camper longtemps au pied des Pyrénées (ii iùlne?) avant do pouvoir les forcer (Plut., Sert., 7).

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s'y tailla une façon dempire ', la création la plus orij^inale qu'ait jamais entreprise un général du peuple romain.

Le nouveau maître de l'Espagne n'entendait pas la détacher dos provinces ; il la gouvernait pour le compte de son parti, mais au nom de Rome; il avait près de lui un sénat, des chefs de corps, des officiers, tous Romains d'originel II n'admit jamais les Barbares au partage de la souveraineté'. Mais en même temps, il leur commandait, non pas à la romaine, mais, pour ainsi dire, à l'espagnole. On sait quelle force avait, chez les indigènes de l'Occident, le lien sacré qui unissait l'homme à l'homme, cette religion militaire qui rapprochait les compagnons et le chef pour une éternelle amitié \ Sertorius accepta cette nature d'obéissance, et il se fit des guerriers espagnols, Lusitans ou autres, autant de fidèles et de « dévoués » ^ Il leur parlait comme une sorte de prophète : Diane, disait-il, lui envoyait sa biche pour l'inspirer % et sous ce nom latin de Diane, il invoquait sans doute cette grande Mère des forêts, des terres et des hommes que les Barbares adoraient par-dessus tous les dieux \ Chez ces peuples toujours prêts à diviniser leurs chefs, Sertorius suscitait un enthousiasme sacré ' : l'Espagne revenait au temps de Viriathe le Lusitan, où elle faillit être, comme la Gaule de Luern, un seul empire commandé par un roi divine — Mais Viriathe n'avait songé qu'à une royauté nationale, Sertorius voulut la fusion complète, droits et coutumes, du Latin et du Barbare. Aux chefs, il donnait l'habitude de la discipline et des armes savantes"; à leurs fils, il faisait enseigner la

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