‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 130 sur 776 · Cf. t. I, p. 142-3, 146, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. t. I, p. 142-3, 146, t. II, p

8. PI., Sert., 12 : Où/ 'jtz' àvSpb;.... à'/X ÛTià GeoC; id., 20.

9. Cf. Tite-Live, Ep., 52 et 54; Appien, Iberica, 61 et suiv. 10. Sert., 14; cf. p. 304, 307-8.

langue et les lettres romaines et grecques, et il les réunit on école dans la ville de Huesca, sous la direction de maîtres qu'il paya et surveilla lui-même*. Huesca était une A'ieille et grande cité, la métropole célèbre de l'Espagne du nord, une des capitales dû nom ibérique ^ : sous la domination de Sertorius, elle retrouvait sa gloire d'autrefois, embellie par la vie romaine.

Cette politique libérale était indiquée sans doute par les circonstances : proscrit en Italie, Sertorius ne pouvait se créer des ressources en province qu'en s'adressant à la bonne volonté des indigènes ^ Mais je crois qu'en toute circonstance il eût agi de la même manière. C'était un homme d'une intelligence très souple et très ouverte, d'un esprit politique fort clairvoyant, et, ce qui fut si rare chez les Romains, d'une nature conciliante et affectueuse, presque sentimentale, accessible aux émotions les plus douces du cœur humain*. Et sa bonté, autant que sa raison, l'amena, dès le début, à parler aux Barbares en homme et en ami.

Ce n'était pas un inconnu pour les Gaulois. Il avait vécu et servi quatre ans dans leur pays, lors des campagnes contre les Cimbres et les Teutons (103-102)^ : il avait appris la langue celtique, ce qui lui permit de rendre les plus grands services à l'armée de Marins''. On n'ignorait pas, en Occident, son habileté, sa droiture et sa bienveillance. Quand Rome avait eu à réprimer la révolte des alliés italiens, Sertorius, questeur en Cisalpine (DO), fit appel aux hommes de sa province, et il réussit à leur faire prendre les armes en faveur du sénats Maintenant qu'il le combat, il aura moins de peine encore à assembler des Gaulois autour de lui.

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