‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 134 sur 776 · r., dans U; Pro Fonleio, 2, 4, le ex decrelo Ponipcii · texte numérisé non relu

r., dans U; Pro Fonleio, 2, 4, le ex decrelo Ponipcii

7. Salluste, Episl. Pompci, 4 (llisL, fr.. II. !)8, Maurcnltrecher).

8. Les textes sur le passage dos Alpes par Pompée sont, outre ceux de la n. 2 de

LK PASSAHI-: Dl<: POMPHIC ION GAULH. 109

doute en rabattre. Ambitieux et vaniteux, Pompée encourageait volontiers les légendes qui se forment au profit d'un chef, il savait qu'elles font la moitié de la gloire, et c'est peut-être lui qui, dans un rapport au sénat, a rappelé le premier le nom d'IIannibal'. Cependant, sans avoir l'éclat héroïque de l'aventure carthaginoise, la marche du proconsul .fut bien conduite, et ne manqua ni de dangers ni de profits ^

La route ordinaire des marchands et des armées était par le littoral ou par les deux seuils qui partaient de Suse, le col du Cenis et le col du Genèvre\ Pompée chercha un chemin nouveau, et le trouva, je crois, le long de la Doire Baltée et au Petit Saint-Bernard*. En passant par là, il montrait les légions aux indigènes du val d'Aoste, les Salasses, dont les pilleries étaient la terreur des trafiquants et des colons de la plaine^; puis, il arrivait chez les AUobroges, alors en pleine effervescence, et, d'une frontière à l'autre de leur vaste pays, de Montmélian à V^ienne, il leur faisait sentir le poids des légions. Cette route avait, sur les autres, l'avantage de conduire au cœur de la

la p. 110 : Salluste, Epist. Cn. Pompei, 4, Hist., fr., II, 98, Maurenbrecher : Hostes in cervicibus jam Italiœ agentcs ab Alpibus in Hispaniam submovi; per eas iter aliad atque Hannibal, nobis opportunius, patefeci; Appien, Civ., I, 109 : Où xatà Tf|V 'Avviêou [leyaî.o'jpYcavi ÉTlpav 5' £)(d(paTaev àjiçi xaï? 7tT)Yaï? toj ts 'Poôavoû xat 'HpiSavoû; Varron apud Servius ad ^n., X, 13, p. 384, Thilo. Étant donné : 1° que le « pas d'Hannibal » était, semble-t-il, montré sur la route du Cenis (t. I, p. 489, n. 4); 2" que la route de la vallée d'Aoste et du Petit Saint-Bernard était la plus septentrionale vers la Transalpine, partant la plus utile à l'Empire romain, comme le prouve la construction ultérieure de la grande route de Milan à Vienne et Lyon; 3° que le chemin était en effet nouveau pour les marchands, habitués de longue date au Genèvre (t. I, p. 46, n. 8, p. 409); 4° qu'Appien n'aurait pas pensé aux sources du Rhône si Pompée était passé plus bas ([ue le Cenis; 5° que c'est surtout sur cette route que se trouvaient les nations belliqueuses, Salasses par exemple : j'incline à croire que Pompée est monté par la vallée d'Aoste et le Petit Saint- Bernard. L'expédition de Pompée a pu servir en partie à refouler les Salasses, mal contenus par la fondation d'Ivrée (cf. p. 58, n. 2; Strabon, IV, 6, 7). — Cf. Mommsen, Eœm. G., III, p. 29 (Genèvre), Stahl, p. 56-60 (id.), et les livre» cités t. I, p. 451-4.

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