L. Marias et Servius Galba, Dion, XXXVII
5. ïloXojv'.ov TTÔXiv, Dion, 48, 1 ; ad Solonem, Tite-Live, Ep., 103. C'est évidemment le principal lieu de refuge des Allobroges, Vienne étant surtout leur port. L'emplacement est absolument douteux . je ne crois pas cependant qu'il faille trop s'éloigner du Rhône. Il s'agit d'une ville forte dominée par une citadelle dont les Romains s'emparèrent d'abord (-/o)piov \j.vj ti itT.ïç, ak?,; l(7-/-..pôv); la ville ellemême était bâtie en bois (toO iro),tffu.aTo; Çva'vou), elle brûla en partie pendant le siège. — Les deux hypothèses les plus plausibles, sur l'emplacement de Solonium, sont : 1° la hauteur de Salagnon dans Saint-Chef près Bourgoin (Guillemaud, p. 102 et s.); cf. les trouvailles de pièces au cavalier faites dans cette région, et peut-être enfouies lors de cette guerre (Blauchet, n°' 125); 2° Montrairal près de Saint-Marcellin (Lacour, p. 411). — Je ne peux cependant exclure l'hypothèse d'une des collines (p. ex. le mont Salomon) dominant Vienne (comme Entremont domine Aix). — Autres : La Sône sur l'Isère (de Valois, p. 529), Saillans (Choriers p. 284; Arnaud, p. 141), Scillonnaz dans l'Ain (Walckenaer, I, p. 108), Solaie, (Macé, p. 293; cL t. II, p. 54, n. 2).
vèrent groupées autour de la citadelle allobroge. De nouveaux combats s'engagèrent, Solonium succomba, Catugnat, presque seul, réussit à s'enfuir '. /
Il semble que les Allobroges eussent concentré leurs forces et leurs espérances autour de leur cité, comme pour un jugement suprême^. Solonium tombé, il fut facile à Pomptinus de s'emparer de tout leur pays' : ils ne tentèrent pas, dans les montagnes du Dauphiné, la résistance du désespoir. Il y avait plus d'un demi-siècle qu'ils n'avaient cessé de combattre ou de plaider contre leurs proconsuls. Le temps de la résignation leur parut arrivé *. Et avec eux, tous les peuples de la Gaule méridionale perdirent dès ce jour et à jamais le désir de l'indépendance ^