‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 156 sur 776 · Cf. t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. t. I, p

3. Pro Fonteio, 2, 4 {honores amplissimi décernés à Fontéius lors de sa visite à la ville).

6. César, De b. c, I, 35, 4 : Cn. Pompeium et C. Csesarem, patronos civiiaiis, quorum aller agros Volcarum Arecomicorum et Helviorum publiée Us concesserit [cf. p. 111, n. 6], aller bello vicias Sallyas attribuerit vectigaliaque auxerit : il peut s'agir de domaine, publics enlevés par Rome aux Salyens, soit vers 122 (p. 12-13), soit plutôt vers 90 ou 83 (p. 102), et attribués plus tard par César aux Marseillais; il faut cependant remarquer que les mss. ne portent pas Sallyas, mais Gallias. — On a parfois rapporté à Pompée Sallyas et à César les autres concessions (en dernier lieu, Stahl, p. 60) : ce n'est pas impossible.

126 SEftTORIUS ET POMPEE.

remparts. Elle se raidissait dans le culte de ses traditions et la ferveur de sa foi ionienne *. — Mais cette foi était désormais impuissante. j\[arseille avait assez d'énergie pour durer encore, elle n'en avait plus pour créer. De ce temps, elle ne nous a laissé que ses monnaies, qui sont surtout des monnaies de bronze ^ : et elle y répète éternellement les mêmes types, la tète d'Apollon et le taureau aux cornes baissées ^ la figure de iMinerve et le trépied \ et elle les répète lourdement, gaucliement, comme des images consacrées auxquelles elle ne touchera plus.

Son sénat a beau veiller sur ses coutumes avec une touchante piété " : mille usages nouveaux viennent corrompre les mœurs d'autrefois. Ces légions qui s'arrêtent, ces officiers qui déharquent^ ces Italiens vulgaires et corrompus, apportent avec eux des tares de toutes sortes. On commence à parler latin

1. Tili'-Live, XXXVII, 54, 21-2; Gic, Pro Flacco, 26, 63; De rep., I, 27, 43.

2. Un trésor de bronzes marseillais se trouve renfermer des monnaies de la République romaine (Blanchet, n" 23), ce qui ne se produit pas dans les trésors d'oboles ou de draclimes (n"' 1, 2, 3, 59, 62, lUi, 123, 249, 250, 251). Autres ari^-umcnts présentés en faveur de l'àpe récent du monnayage de bronze : 1° Fauris de Saint- Vincens parle d'une pièce [neuve? Laugier l'affirme, Fauris ne le dit pas] trouvée dans un mausolée romain d'Aix (Notice, an VIII, p. 17); 2" Laugier (Les Monnaies nmssaliolcs, p. 41-2) parle de monnaies trouvées à Carlhagc : je doute que les Marseillais y aient commercé avant 200; 3" Blanchet (p. 238) indique, pour des petits bronzes, des analogies avec des monnaies du i" siècle; 4° on signale des bronzes « à Heur de coin dans des tombes du temps des Antonins » (?); Fiessinger, Li'S Fouilles du Brusq et les petits bron:es de Marseille, Toulon, 1898, p. 33.

3. Pour la bil)liogra])liic, 1. 1, p. 437, n. 5. — Laugier, p. 32 et suiv. ; Cabinet des Médailles, n"' 1475 et suiv., 1922 et suiv. Ce type va depuis de grands bronzes (17 gr. 14) jus(|u'à de très petits (1 gr.). — Types particuliers, plus récents, où le taureau est remplacé par un dauphin, une galère, un caducée (Laugier, p. 39; Cab., n"' 2083 et suiv.).

4. Laugier, p. 39 et suiv.; Cab., n"' 1883 et suiv. De 10 gr. 06 à 5 gr. 87. « Les petits bronzes à la tète de Minerve... dénotent une décadence artistique considélable, ceux surtout qui ont l'aigle au revers » [Cab. des .Méd., n"' 1970-2()(»2] : Laugier, p. 41; cf. de La Saussaye, p. 81 et s. Ce type est évidemment postérieur au précédent (Blanchet, p. 230). — Types particuliers, où le trépied est remplace par la galère, le dauphin, le lion (Laugier, p. 42-3; Cab., u°' 2003 et suiv., 20S9 et suiv.).

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