‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 175 sur 776 · P. 28, et ici, p. 142, n · texte numérisé non relu

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de les traiter en amis et de les recevoir comme citoyens ' ; les Séquanes livrèrent les chefs teutons qui fuyaient par leurs terres-. Il y eut des deux parts quelques efforts pour trancher à l'amiahle les litiges des frontières. Siçàet là quelque grave incident se produisait, le sénat en délibérait sans se hâter de mettre les légions enbranle^

Mais, si les soldats de l'Italie s'abstenaient de franchir la frontière, les marchands ne s'en faisaient point faute. Des relations commerciales s'établirent entre les trafiquants de la Province et ceux de la Celtique, surtout pour la vente du vin \ Le col du Grand Saint-Bernard était ouvert aux négociants qui venaient d'Itahe^ Lorsque les colons latins furent chassés de Vienne par les Allobroges, ils se réfugièrent chez les clients des Éduens, les Ségusiaves, et s'installèrent à Lyon. La place valait amplement celle qu'ils avaient quittée. Ils y restèrent ^ Avant que les armes eussent créé la Gaule romaine, le commerce en avait déjà indiqué la capitale.

De leur côté, je crois bien que les Celtes voyageaient sans déplaisir sur les terres romaines de Languedoc ou de Provence. Ce grand empire du voisinage n'a pu manquer d'exercer sur eux, comme il le fit sur les Cimbres et les Germains, une puissante attraction, et quelques Gaulois en vinrent à désirer, comme un titre divin, ce nom de citoyen qui permettait de commander au monde : César aura dans sa cavalerie un chef d'Aquitaine, citoyen romain, et portant le nom d'une gens

1. Cic, Pro Balbo, 14, 2 : Al enini quœdani fœdera exslant, ut Germanorum [Cenomanorum?], Insubrium, clveliurum [Venetoruin'? en tout cas je no peux croire qu'il s'agisse d'une convenlion conclue en 58, cf. p. 218-9], Jaiiidum, nonnulloruin item ex Gallia barbarorum, quorum in fœderibus exceplum est, ne quis eorum a nobis recipialur.

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