‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 176 sur 776 · Voyez p · texte numérisé non relu

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4. Gallis jiroDiitcianiiH [iropinquitas et transmarinarum rerum notitia mulla ad copiam atque usus lunjilnr. César, VI, 24, 5; Cicéron, Pro Fonlrin, 5, 9 (ici, p. 99, n. 4).

5. César, Dr b. G., III, 1, 2; cf. l. Il, ]). .Ttl, n. 7. 0. P. 122.

PROGRÈS DE l'influence LATINR. 14Î

romaine'. Et il fallait bien que cet attrait de la patrie romaine fût devenu une riiose inquiétante, puisque certains peuples gaulois s'en alarmèrent, et qu'ils obtinrent du sénat de ne point le favoriser ^

Ces rapports continus habituaient peu à peu les Gaulois aux usages d'Italie, et leur faisaient oublier ceux qu'ils tenaient de Marseille la Grecque. Pour leurs contrats et leurs échanges, les trafiquants de Narbonne et de Vienne se servaient surtout des monnaies romaines et de l'alphabet latin \ Les Celtes y recoururent à leur tour. Ce fut en lettres latines que les Arvernes, les Eduens et d'autres gravèrent en ce temps la plupart de leurs légendes monétaires^; des figures empruntées aux deniers romams apparurent sur leurs pièces ^ Ils laissaient de plus en plus les dieux nationaux frayer avec les divinités du Midi, et peut-être consentirent-ils dès lors à ce que Tentâtes fût Hermès ou Mercure, Taran, Jupiter, et Bélénus, Apollon \ Quelques-uns connurent l'histoire et les traditions latines : et l'on vit même les Arvernes et les Edu.ens forger ou accepter une légende qui faisait d'eux les frères des hommes du Tibre, les fils, comme ces derniers, de quelque héros du Midi\ Ils imitèrent en cela les

1. Piso Aquitanus, petit-flls d'un roi ami du peuple romain (César, IV, 12, 4);. cf. p. 28, n. 5. Peut-être aussi Pompée, p. 117, n. 3.

4. Il est vrai que toutes les légendes qui paraissent se rapporter à des chefs connus ne concernent que des chefs connus après 59 (sauf Diviciac, p. 134, n. 3) : Rex Adietaanus Sotiota (cf. p. 305, n. 2), Dubnoreix, Dumnorix (p. 160, n. 5), Durât. (p. 422, n. 3), Epad. (p. 422, n. 4), Litavicos (p. 471, n. 2), Orcetirix, Orgétorix? (p. 160, n. 2), Tasgetios (p. 315, n. 3), Vcnja. (p. 423, n. 8), Vercingetorixs (p. 456, n. 7), Commios (p. 564, n. 8). Mais il faut remarquer que les textes nous font connaître bien peu de chefs avant cette date.

5. Il est certain que la chose s'est faite après 58; reste à savoir si elle ne s'est pas produite aussi antérieurement : cela n'est pas impossible, vu que quelquesuns des deniers romains copiés par les Gaulois sont antérieurs à cette date (cf. BJanchet, p. 198 et suiv.).

6. L'assimilation des dieux celtiques avec les dieux romains apparaît dès César (VI, 17) : mais je crois bien que Posidonius avait parlé de Cronos ou d'Hermès à propos des Gaulois (cf. t. II, p. 121, n. 3, p. 155). Une trace antérieure, peutêtre, p. 128, n. 7. En Cisalpine, l'assimilation a été déjà faite par Polvbe, t. I, p. 357.

7. Pour les Eduens, cf. p. 28. Pour les Arvernes : Lucain, Phars., I, 427-8 :

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Romains eux-mêmes : lorsque ceux-ci avaient été mis en relation avec les dieux et les mythes de la Grèce, ils avaient rattaché leur, passé à celui de l'Hellade, et choisi Enée pour ancêtre, dissimulant leur barbarie native sous l'adoption d'un fondateur illustré par Homère. La Gaule en agissait de même. , Elle s'inclinait de bonne grâce vers ce nom romain qui s'avançait lentement vers elle.

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