Cf. n
3. Orose, V, 14, 3 (180 000): Strabon, IV, 1, 11: 2, 3 (200000).
4. On place d'ordinaire à l'embouchure du Rhône et de l'Isère l'endroit où Bituit passa le fleuve et combattit les Romains, et en effet Tite-Live ou sa source parait avoir écrit Isara (Florus, Strabon, Pline). Mais : 1° il me parait impossible que les Gaulois aient eu un pont fixe sur le Rhône aux abords de l'embouchure de l'Isère; 2° je doute qu'il y ait eu sur ce point assez de barques pour en construire un second; 3° la grande route des Cévennes au Rhône débouchait, je crois, à Viviers ou Pont-Saint-Esprit, venant par l'Ardèche (César, De b. G., VII, 7, 5; 8; cf. t. II, p. 228-9, 232) ; 4" je doute que les Romains se soient aventurés si loin, en risquant d'être pris à dos par les Arvernes. Il serait donc possible que Isara dissimulât l'Ardèche ou plutôt l'Aygues (laquelle, du reste, s'est appelée Icarus ou Ecaris, Brun-Durand, Dict. top. du dép. de la Drame, p. 137), comme (t. I, p. 478, n. 1) Druentia dissimule le Drac, et comme (ici, p. 78, n. 7) Isara encore dissimule la Durance. Rien n'est plus fréquent que ces erreurs sur les noms de lieux, surtout de fleuves, chez les écrivains qui ont parlé de la Gaule. Si les Anciens (Str., IV, 2, 3; 1, 11) ont dit que la bataille eut lieu - à l'endroit où les Cévennes se rapprochent du Rhône », cela peut être, évidemment, une allusion aux massifs du Vivarais, mais aussi, en face d'Orange, à celui des bois de Gicon, et cela encore peut indiquer simplement l'endroit où la route des Cévennes débouchait sur celle du Rhône. — Cette localisation de la grande bataille à l'embouchure de l'Isère a pu être provoquée par la présence des trophées romains (p. 20, n. 3). — On a placé la bataille du côté de Tain (Chalieu, Mémoires sur diverses antiquités de la Drôme, p. 164), et ailleurs (p. 20, n. 3).