César, I, 9, 2 et 3; 17, 3; 18, 7 et
3. I, 5, 1; il n'est pas impossible que César place dans la bouche de Lise, au cours de la campaone contre les Helvètes, un exposé qu'il connaissait depuis longtemps (p. 210; I, 17).
4. La durée de cin(i ans n'est indiquée spécialement (jue pour la Cisalpine (p. 107, n. 1) ; il est probable, soit qu'elle fut également consentie pour la Transalpine, soit que celle-ci fut alors donnée sine die, jusqu'à la fin des opérations militaires (cf. Cic, De prov. cons., 15, 30 et 37). Comme il paraît certain que ce ijuinqiwnnimn lircnail fin le l" mars 54 (Cic, De prov. cons., 15, 37; p. 282, n. 3), il en résulte que les Gaules ont du être attribuées à César dés le 1" mars 59, c'est à-dire qu'il les a gouvernées pendant dix mois comme consul : comme, du reste, Métellus et d'aulres l'avaient fait avant lui (cf. p. 98, n. 1, p. 105, n. 8). Le choix de cette date de mars s'explicpierait très simplemenl, si Métellus avait élé chargé des deux Gaules (p. 105, n 8) : car c'est vers ce temps (|u'il mourut (cf. Cic, Pro Cœlio, 24, .59, à Dion, XXXVllI, 7, 1), et on se hàla de les conder à César. — Vovez, sur celle (lueslion si disculée, en dernier lieu, llirschfeld, Der Endtermin der GaUischcn SlatlliallerschnJÏ Cœsurs, dans Beitruge zur ullen Gescliichte, IV, 1904, ]). 70 et suiv., V, 1905, |). 230 et suiv. (dont j'approuve à peu près toutes les solutions); en outre : llnfmiinn, Deorigim- billi civilis (Jasariaiù, Herlin, 1857; nrumann, 2" éd., par (iroehe, III, 1900, p. 219-220, 720 et suiv.; Mommsen, Die HcrttlsJ'rnge :wisrhen ('.irsar iind dent SriKil, Jtreslau, 1857 = (lesaniniellc Schriflen, IV, p. 92 el suiv. ; Zumpt, Sliidia flomana, 1859, |). (15 el suiv.. p. 150 el suiv.: .Napoléon III, Hisluirr i/c .Iules César, 11, 1800, p. 471 <'l suiv. ; (indl, Quoinodu prorincia- ronianœ per decennittin hello
provinces d'Illvrio et de fîaule Cisalpine, et le sénat y ajniitii la (laule au delà dos Alpes (février Hi))'. C'était à lui (jue reviendrait la mission de protéger les IMuens, et de décider s'i' y avait lieu de mettre les légions en marche-.
Jules César avait alors quarante-trois ans ^ Do la route que les dieux assignent à l'activité humaine, il avait déjà parcouru plus de la moitié, et il ne s'était encore signalé par aucune action d'éclat. Ce qui comptait le plus dans sa carrière, ç^était, à Rome, son consulat (o9), et, en province, sa préture d'Espagne (01). Mais si, comme consul, il s'était révélé novateur hardi et administrateur habile *, bien d'autres avant lui méritèrent pareil éloge; et si, en Espagne, il avait vaincu des peuples lointains et montré ses vaisseaux à l'Océan de Galice ^ il n'avait fait que suivre les traces de Junius Brutus, de Scipion Emilien et de Pompée ^ Quant au reste de sa vie, il ne valait pas la peine d'en parler : quelques coups d'audace à l'Alcibiade, pour que la foule s'occupât de lui\ des rapports suspects avec Catilina, Clodius et les pires des démagogues ^ une entente mystérieuse avec Pompée et Crassus \ des accointances successives avec les
civili Cœsariano antecedens adniinistratœ sint, Kiel, 1876; Guiraud, Le Différend entre César et le sénat, 1878: Fustel de Coulanges, Questions historiques, p. 453 et suiv. (= Journal des Savants, 1879); Nissen, Historische Zeitschrift, XLVl, 1881, p. 48 et suiv.; Holzapfel, Beilrvge zur allen Geschichte, III, 1903; le même, Y, 1905, p. 107 et suiv.
l.Suét., César, 22: Dion, XXXVIII, 8,5,(cf. 41,4); Plutarque, César, II; Pompée, i^; Caton, 33; Appien, Civilia, II, 13, 49.