Cf. t. I, p
3. Plutarque, César, 58 : napaavcEyr) xa"t 7vtô[j.r, ; Suétone, César, 44.
4. Il est certain que, sauf en ce qui concerne Sabinus (p. 378 et suiv.), il a toujours été fort bien servi par ses lieutenants (cf. surtout p. 290 et suiv., 553 et suiv., 587 et suiv.; ici, p. 151, note), et qu'ils ont eu plus souvent, en Gaule, à. réparer ses fautes, qu'il n'a eu à réparer les leurs.
misères qu'ils n'en pouvaient endurer. Il se trompa sur Brutus* et sur Vercingétorix^, sur les Romains du jour des Lupercales* et sur les Gaulois de l'année de Gergovie*. Cet homme, trop plein de lui-même, eut peine à comprendre que d'autres hommes eussent des regrets, des rancunes, des fiertés ou des remords; et, livré sans répit à des tâches précises ou à des songes complaisants, il ne voyait pas les colères d'autrui et les résistances de l'idéal.
Autant que les hommes, il défia les dieux et la nature ellemême. Jamais la crainte deJa divinité ne l'empêcha d'agir ^ La nature, il la maîtrisa par des travaux invraisemblables. Ce qu'il osa faire pour prendre des villes et des peuples confond notre imagination. Il semble parfois qu'il ait été vraiment jaloux du nom "d'Hercule ^ ainsi qu'il l'était de celui d'Alexandre : la montagne, le fleuve, le marécage, la forêt et la mer, il alla contre eux comme s'il s'agissait de batailles à livrer aux éléments^; et, puisque c'était par le moyen des hommes qu'il luttait ainsi, il ne s'aperçut pas toujours que leurs forces avaient des limites, et que la nature, elle aussi, avait son degré de résistance.
Il est vrai que, lui, était d'une complexion extraordinaire, sèche, nerveuse, capable des plus longs efforts matériels et de l'attention la plus soutenue, et que jamais une faiblesse phy-