‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 207 sur 776 · Plut., C · texte numérisé non relu

Plut., C

4. Cf. p. 409 et suiv. — .\ulrcs erreurs de Césnr sur les hommes, erreurs qui proviennent autant d'une psychologie trop courte que d'un mauvais service de reiiseifjnements : sur les Gaulois après la campapie de Belgique (p. 287 et suiv.), après son retour de lirela/^ne (p. 371 et suiv.), et en particulier sur Ambiori.x (p. 3G9 et 377), sur la possibilité de fa^re accepter des rois à la Gaule (p. 315-0, cf. p. 308), sur Comin (p. 415), sur les chefs éduens (p. 480).

5. Cf. Suél., 59 : A'e rclujioiic (jiiidcin iiUti a (juuiiuum incepto absterrilus unquain vrl rclardulus est. Il no parle, je crois, (|ue deux lois des dieux de Home dans le récit d(! ses campagnes (p. 391, n. 5; I, 14, .5), et c'est dans des harangues aux soldais ou il l'ennemi.

(i. Il était caiialilc, dil .lulien (Cuiir., \\. 390, S.), de disputer l'empire a Jupiter. 7. Fleuve, p. 331 et 401: source, p. ."icl-^; mer, p. 290, 337, 347, forcis, [k 313, /iO"j, 585; montagne, j). 430, 400 cl suiv.

siqiic ne l'arrêta au cours d'une entreprise'. Et, comme le hasard, aussi bien que sa vigueur propre, le protégea contre tous les périls, il finit par se croire, je ne dis pas invulnérable, mais supérieur à tous les risques et à toutes les blessures'. — ('ela lui donna une confiance en sa fortune qui ne se démentit jamais, sauf lorsqu'il vit les poignards des assassins, et qu'il s'enveloppa de sa toge pour mourir ^ Jusque-là, qu'il s'agît d'affronter la tempête sur une barque ou d'agiter une enseigne au milieu des ennemis, César entrait allègrement dans le danger : ce qui faisait de lui le meilleur de ses soldats \

Au service de cette volonté indomptable, il mettait une intelligence forte, curieuse de toutes les sciences, très souple, très éveillée, prompte à comprendre et à s'assimiler, mais en même temps nette et ordonnée '. Quand il eut à gouverner Rome et l'Empire, il se montra un législateur de premier ordre, et pour tous les services ^ Dans la façon dont il dispose ses troupes en ordre de marche, sur un champ de bataille, autour d'une ville assiégée, on signale rarement un oubli ou une confusion ^ Tout cela, sièges, campagnes et combats, sera de la besogne bien faite, où chaque chose vient à son heure et se met à sa place.

Oserais-je ajouter que ce n'est rien de plus, et qu'il n'y eut pas, dans les succès militaires de César, cette part de combinaisons savantes qui fait l'originalité d'un grand capitaine,

1. Tout ce qu'on a dit sur ses attaques d'épilepsie se réduit à peu de cliose; valetudine prospéra, Suét-, 45; laboris ullra ftdeni patiens, 57.

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