‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 208 sur 776 · T. IV, ch · texte numérisé non relu

T. IV, ch

T. Il faut cependant signaler des traces d'imprévoyance ou de négligence : dans la marche vers la Sambre (p. 262 et suiv.); dans l'affaire du premier (p. 372-3) et du second camp de Tongres (p. 406-7); dans les marches après Bourges (p. 459, n. 3): dans sa retraite sur Dijon (p. 499); dans le blocus d'Alésia (p. 524); et il semble résulter d'après cela que son service de renseignements laissait à désirer (cf. p. 170, n. 4). Voyez les fines remarques, à prepos de ces négligences et d'autres, de Pecis, Les Campagnes de César dans les Gaules, I, Milan, 1760, et de Davon.

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d'un Hannibal ou d'un Napoléon'? Il en est de ses guerres comme de ses Commentaires, ce sont des œuvres correctes, mais qui sentent l'école et non pas le génie. Je ne nie pas que ses marches ne soient des prodiges de vitesse, et ses sièges, des modèles de ténacité^; et c'est évidemment à ces deux facultés qu'il dut de vaincre presque toujours : mais elles viennent de son tempérament, décidé, audacieux, obstiné et confiant, et ce ne sont pas des ressources fournies par son intelligence \

L'àme de César, enfin, ne méritait ni admiration profonde ni affectueuse sympathie. Ce serait outrager la justice et la vertu que de la comparer à celle de Caton, enfermée dans le culte de tous les devoirs. Mais elle ne valait même pas celle de Pompée, que de généreux scrupules, le besoin d'être loué et le respect de soi-même préservèrent des ambitions les plus coupables, et que ses amis ont aimé jusqu'à l'adoration*. César était un mélange de dons séduisants et de vices insupportables. Il savait plaire quand il le voulait, et il le voulait souvent; sa parole était caressante, il trouvait de délicates attentions, il ne se montra incapable ni de bonté ni de patience, ni de sentiments plus doux pour ceux qui l'appro-

1. J'excepte l'admirable campagne du retour, liiver de 52 (p. 428 et suiv.). — La pratique militaire de César, à l'endroit des Gaulois et des Germains, est assez régulière : arriver le plus vite possible à une journée des ennemis, établir son camp assez prés d'eux, dans une situation inexpugnable, et (jui le rende maître des routes, les étudier et les observer (p. 198-9, 235-t), 2o2-4, 549); puis, toujours à portée de son camp comme point d'appui ou de retraite, leur ollrir le combat, mais de façon à les amener ou les tenir en plaine, en contre-bas des positions romaines (p. 214, 200, 230-7, 255, 391); s'ils refusent, tenter de bloquer leur campement en établissant un nouveau camp (p. 230-7,549-550); mais jamais ne les forcer (p. 252-4, 445,549; deux exceptions et encore pas très nettes, p. 237 et 328-9); du reste, il le dit lui-même à propos du camp de Vercingélonx (p. 457) : il songe sive idkere sive oisidione prcincre (Vil, 32, 2). — Les autres opérations sont des sièges.

2. Ce sont bien ses deux facultés souveraines pendant la guerre des Gaules, et (iésar semble bien s'en rendre compte lui-même. Celcrilas : p. 197-200; 11, 12, 5 (cf. p. 257); 111, 29, 2; IV, 14, 2; V, 48, 1 (cf. p. 389-390); VII, 8, 2; 9, 3 et 5 (cf. p. 428 et suiv.); VII, 40-41 (cf. p. 471-2); VIII, 3; etc.; l'iut., C, 17. (Constanlia) : VII. 17 (cf. p. 443 et suiv.); VII, 74 (cf. p. 508 et suiv.).

3. Voyez le livre de Davoii : c'est un pampblet, mais souvent 1res juste.

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