‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 229 sur 776 · Ilenvois, p. 185, n. 11, p. 187, n · texte numérisé non relu

Ilenvois, p. 185, n. 11, p. 187, n

l'armée de césar. 187

sonne la gloire et le pouvoir'. Mais César ne craignit pas d'éveiller chez ses légats l'esprit d'initiative; il savait qu'en leur fournissant le moyen d'arriver au renom, il s'en faisait des amis. Et cette pratique lui assura souvent, dans sa carrière de général, les moyens d'aller plus vite en besogne, d'occuper à la fois toutes ses troupes, de conquérir plus de terres et d'eiïrayer plus d'ennemis-.

A certains égards, il s'est moins absorbé dans son armée et dans ses guerres que les proconsuls des générations précédentes. 11 tenait à revenir chaque année en Italie, à séjourner l'hiver aux limites de sa province, à Lucques, Aquilée ou Ravenne, bien qu'il fût séparé de son armée par les Alpes et les Cévennes et par [)lus de huit jours de marche ^ : et cela lui vaudra de pénibles surprises*. Le tort de César, conséquence de son incurable ambition, c'est que' tout en faisant la guerre en Gaule il pensait à d'autres guerres, à d'autres conquêtes ^ et surtout à celle de Rome; c'est qu'il ne voulait pas se faire oublier ou se laisser méconnaître des chefs de partis, du sénat ou de la populace. Il lui fallait reprendre sans cesse le contact avec ses agents du forum ou ses complices de la curie ^ se montrer à cette Italie où se dressaient les gloires et où se sanctionnaient les ambitions '. Sa vie par là même se dédoublait : une campagne dans la belle saison, le plus rapide et le plus brillante possible, aller très loin, mais aussi, à l'automne, revenir très vite, et étaler le plus près de Rome son renom et son butin. Ce qui amènera, dans son œuvre de conquête, tant de reculs et de trompe l'œil'. Rien ne

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